Frise chronologique
XIe - XIIIe siècles
Construction des murs initiaux
Construction des murs initiaux
XIe - XIIIe siècles (≈ 1350)
Parties les plus anciennes de l'édifice.
1406-1407
Vol des calices et rémission royale
Vol des calices et rémission royale
1406-1407 (≈ 1407)
Événement légendaire lié à l'église.
XVe siècle
Édification de la tour-clocher
Édification de la tour-clocher
XVe siècle (≈ 1550)
Ajout majeur à l'architecture existante.
1584
Fonte de la cloche la plus ancienne
Fonte de la cloche la plus ancienne
1584 (≈ 1584)
Témoignage sonore du XVIe siècle.
XVIe siècle
Achèvement du clocher et chapelles
Achèvement du clocher et chapelles
XVIe siècle (≈ 1650)
Parties hautes et extensions latérales.
12 juin 1926
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
12 juin 1926 (≈ 1926)
Reconnaissance patrimoniale officielle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. AD 202) : inscription par arrêté du 12 juin 1926
Personnages clés
| Antoine Defaugères - Constructeur du clocher |
Nom gravé sur un écu. |
| Jean Moreau - Constructeur du clocher |
Associé à Defaugères. |
| Geufroy Peletier - Receleur des calices volés |
Obtint une grâce royale. |
Origine et histoire
L'église Notre-Dame d'Aigurande est un édifice catholique situé dans la commune d'Aigurande, dans le département de l'Indre (région Centre-Val de Loire). Construite entre le XIe et le XVIe siècle, elle illustre une évolution architecturale marquée : les murs les plus anciens datent du XIe et du XIIIe siècle, tandis que la tour-clocher, érigée au XVe siècle, et les parties hautes du clocher ainsi que les chapelles latérales, ajoutées au XVIe siècle, témoignent de transformations successives. L'édifice, inscrit aux monuments historiques depuis le 12 juin 1926, dépend de l'archidiocèse de Bourges et de la paroisse locale.
La structure de l'église se caractérise par une nef unique de quatre travées, prolongée par un chœur et un sanctuaire à chevet plat, le tout voûté sur croisée d’ogives au XIVe siècle. Les chapelles latérales, au nombre de six (quatre au nord, deux au sud, dont une fermée), reflètent des ajouts postérieurs. Le clocher, surélevé à la fin du XVIe siècle, abrite une charpente conçue pour supporter les cloches, dont la plus ancienne date de 1584. Les noms des constructeurs, Antoine Defaugères et Jean Moreau, figurent sur des écussons.
Parmi les éléments remarquables, le maître-autel de style Régence (début XVIIIe siècle) et des vitraux des XIXe et XXIe siècles (atelier Lobin et Nathalie Desnoyers) se distinguent. Six tableaux représentant des apôtres, classés dans la base Palissy, ainsi qu’une légende locale liée à un vol de calices en 1406, ajoutent une dimension historique et culturelle à l’édifice. Le receleur, Geufroy Peletier, évita l’exécution grâce à des lettres de rémission obtenues en 1407.
L’église, propriété de la commune, s’inscrit dans le paysage du Boischaut Sud, région naturelle du sud de l’Indre. Son architecture mêle ainsi héritage médiéval, modifications gothiques et Renaissance, tout en conservant des traces des pratiques religieuses et artisanales locales à travers les siècles.