Fondation du prieuré et construction de l'église 1130 (≈ 1130)
Prieuré clunisien et église édifiés simultanément.
1422
Incendie par les Bourguignons
Incendie par les Bourguignons 1422 (≈ 1422)
Destruction partielle du prieuré pendant la guerre.
XVIe siècle
Reconstruction du prieuré
Reconstruction du prieuré XVIe siècle (≈ 1650)
Restauration après l’incendie de 1422.
1789-1799
Vente comme bien national
Vente comme bien national 1789-1799 (≈ 1794)
Prieuré transformé en bâtiment agricole.
1840
Classement de l'église
Classement de l'église 1840 (≈ 1840)
Première liste des monuments historiques.
22 novembre 1932
Classement des bâtiments du prieuré
Classement des bâtiments du prieuré 22 novembre 1932 (≈ 1932)
Protection au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par liste de 1840 ; Bâtiments du prieuré : classement par journal officiel du 22 novembre 1932
Personnages clés
Henri, seigneur d'Airaines - Seigneur local
Inhumé dans la chapelle seigneuriale (XIIIe).
Catherine, épouse d'Henri - Dame d'Airaines
Pierre tombale dans la chapelle (XIIIe).
Origine et histoire de l'Église Notre-Dame
L'église Notre-Dame d'Airaines, située dans le département de la Somme, fut édifiée vers 1130 comme partie intégrante d’un prieuré clunisien fondé la même année. Ce prieuré, dépendant de Saint-Martin-des-Champs à Paris, illustre l’influence de l’ordre de Cluny en Picardie. L’église, de style transitionnel entre roman et gothique, se distingue par sa façade sobre et ses voûtes d’ogives primitives, typiques de cette période charnière. Elle abrite une cuve baptismale romane du XIe siècle, classée en 1897, ornée de sculptures symbolisant des scènes de tentation et de catéchèse.
En 1422, le prieuré fut incendié par les Bourguignons, puis reconstruit au XVIe siècle. Les bâtiments, vendus comme biens nationaux lors de la Révolution, furent transformés en exploitation agricole. L’église, quant à elle, fut classée dès 1840 sur la première liste des monuments historiques, tandis que les vestiges du prieuré furent protégés en 1932. Aujourd’hui, le site conserve des éléments remarquables comme une chapelle seigneuriale du XIIIe siècle, avec ses dalles funéraires et une cloison en bois du XIVe siècle, classée en 1907.
Le prieuré et son église témoignent de l’histoire religieuse et architecturale de la région. La nef, voûtée d’ogives et ornée de chapiteaux cisterciens, abrite une statue en bois de saint Antoine Ermite, classée en 1912. Le bâtiment prieural du XVIe siècle, restauré, accueille désormais un centre culturel. Ces éléments, combinés à la cuve baptismale et aux pierres tombales médiévales, en font un site majeur du patrimoine des Hauts-de-France.