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Église Notre-Dame-d'Aix de Balaruc-les-Bains dans l'Hérault

Patrimoine classé Patrimoine religieux Art roman languedocien

Église Notre-Dame-d'Aix de Balaruc-les-Bains

    Place Notre Dame des Eaux
    34540 Balaruc-les-Bains
Propriété privée
Église Notre-Dame-dAix de Balaruc-les-Bains
Église Notre-Dame-dAix de Balaruc-les-Bains
Église Notre-Dame-dAix de Balaruc-les-Bains
Église Notre-Dame-dAix de Balaruc-les-Bains
Église Notre-Dame-dAix de Balaruc-les-Bains
Église Notre-Dame-dAix de Balaruc-les-Bains
Crédit photo : Fagairolles 34 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1900
2000
1082
Première citation écrite
1187
Bulle papale
fin XIIe siècle
Construction romane
17 octobre 1989
Inscription MH
1994
Rachat par la commune
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise Notre-Dame-d'Aix (ancienne), sauf bâtiment accolé à l'Ouest (cad. AD 220, 252) : inscription par arrêté du 17 octobre 1989

Personnages clés

Urbain III - Pape (1185–1187) Cite l’église dans une bulle
Chapitre de Maguelone - Propriétaire médiéval Possédait l’église jusqu’au XXe siècle

Origine et histoire

L’église Notre-Dame-d’Aix, aussi appelée Notre-Dame-des-Eaux, est une église romane du XIIe siècle située à Balaruc-les-Bains, dans l’Hérault. Son nom apparaît dès 1082 sous la forme Ecclesia Sancti Martini de Casello q. vocatur Ballaruc, puis en 1187 dans une bulle du pape Urbain III. À l’origine possession du chapitre de la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Maguelone, elle illustre l’influence religieuse médiévale dans la région.

La construction romane, datée de la fin du XIIe siècle, se distingue par son chevet polygonal en calcaire coquillier local, assemblé en opus monspelliensis — un appareil alternant pierres posées à plat et sur champ. Ce chevet, divisé en deux registres par un cordon de pierre et percé d’une porte cintrée, témoigne du savoir-faire architectural de l’époque.

Vendue à des particuliers en 1950, l’église perd sa vocation religieuse pour devenir successivement un cinéma, une quincaillerie et un magasin de fleurs. Ce n’est qu’en 1989, après son inscription à l’inventaire des monuments historiques, que la commune la rachète en 1994 pour la préserver. Son histoire reflète les mutations sociales et urbaines du XXe siècle, entre désacralisation et patrimonialisation.

Les sources mentionnent également une fondation potentielle antérieure au XIe siècle, bien que les vestiges romans actuels datent majoritairement de la fin du XIIe. L’édifice, aujourd’hui protégé, se compose d’une nef et d’une abside, caractéristiques des églises rurales médiévales du Languedoc.

Liens externes