Frise chronologique
XIIe siècle
Construction de la nef romane
Construction de la nef romane
XIIe siècle (≈ 1250)
Nef unique à voûte en bois
XVe siècle
Construction du chœur et clocher
Construction du chœur et clocher
XVe siècle (≈ 1550)
Voûtes d’arêtes, fresques, flèche octogonale
10 septembre 1913
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
10 septembre 1913 (≈ 1913)
Protection de l’église et fresques
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise y compris les fresques : classement par arrêté du 10 septembre 1913
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Sources ne mentionnent aucun nom |
Origine et histoire
L’église Notre-Dame d’Antigny est un édifice composite, mêlant des éléments roman et gothique. Sa nef unique, d’origine romane, date du XIIe siècle, tandis que son chevet plat et son chœur à deux travées, voûtées d’arêtes et éclairées par des fenêtres à meneaux, remontent au XVe siècle. Ce chœur se termine par un chevet carré et abrite un clocher en pierre, surmonté d’une flèche octogonale ornée de crochets et de pinacles. À droite de la nef, deux chapelles latérales, voûtées en berceau, s’ouvrent sur le chœur et la nef. La seconde, dite chapelle seigneuriale, conserve un cycle de fresques du XVe siècle, témoignant de la richesse artistique de l’époque.
Le clocher, caractéristique de l’architecture gothique tardive, repose sur deux piliers carrés centraux qui soutiennent l’une de ses faces. Son plan carré contraste avec la flèche octogonale, typique des réalisations de la fin du Moyen Âge dans la région. Les fresques de la chapelle nord, contemporaines de la construction du chœur, illustrent des scènes religieuses et décoratives, offrant un aperçu rare de la peinture murale médiévale en Poitou. L’ensemble, classé Monument Historique depuis 1913, reflète les évolutions stylistiques entre le XIIe et le XVe siècle, tout en soulignant le rôle central de l’église dans la vie communautaire d’Antigny.
L’édifice combine ainsi des héritages successifs : la sobriété romane de la nef, les innovations gothiques du chœur et du clocher, et l’ornementation peinte des chapelles latérales. Ces dernières, voûtées en berceau, abritent des décors qui pourraient évoquer des commanditaires locaux ou des scènes de dévotion populaire. Le chevet triple plat, peut-être remanié aux XIIIe ou XIVe siècles, ajoute une complexité historique à ce monument, aujourd’hui propriété de la commune et partiellement accessible au public. La précision de sa localisation, évaluée comme a priori satisfaisante, permet d’envisager une visite sur place, à l’adresse approximative du 10 Rue du Huit Mai à Antigny.