Première mention écrite 1190 (≈ 1190)
L'église est citée dans une bulle.
XIVe siècle
Transformation majeure
Transformation majeure XIVe siècle (≈ 1450)
Transformation d'un édifice roman en église gothique.
1789
Fin des pèlerinages
Fin des pèlerinages 1789 (≈ 1789)
Le culte marial attirait de nombreux pèlerins avant cette date.
1980
Classement historique
Classement historique 1980 (≈ 1980)
L'édifice est classé au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Portail sud avec ses vantaux (cad. A 434) : classement par arrêté du 4 juillet 1980 ; Eglise, à l'exclusion du portail classé (cad. A 434) : inscription par arrêté du 4 juillet 1980
Origine et histoire de l'Église Notre-Dame
L'église Notre‑Dame d'Authezat est mentionnée dans une bulle de 1190 et, avant 1789, le culte marial y attirait un important pèlerinage. Elle résulte de la transformation, à partir du XIVe siècle, d'un édifice roman et présente des éléments romans et gothiques. De plan rectangulaire, l'édifice comporte trois nefs séparées par des piliers massifs. Les deux premières travées de la nef centrale forment le chœur ; elles sont voûtées d'ogives dont les clés sont rondes. Les ogives des trois travées orientales retombent sur des faisceaux de colonnettes engagées surmontées d'une frise de chapiteaux sculptés. Selon les travées, les ogives s'appuient soit sur des culots sculptés, généralement figurant des têtes humaines, soit sur des chapiteaux‑frises sans ornement. Le porche, de plan carré et voûté d'ogives, porte le clocher ; celui-ci ne comportait à l'origine que le premier niveau actuel, qui abrite une pièce voûtée d'arêtes. Le second étage, d'époque moderne et conçu dans un vocabulaire Renaissance, renferme les cloches ; chaque face s'ouvre sur une large baie à meneau perpendiculaire et le niveau est couronné d'une balustrade ornée, chaque angle étant décoré d'un fleuron. Le portail sud s'ouvre en arc brisé à trois voussures qui retombent sur un chapiteau‑frise sculpté appuyé sur des colonnettes rondes reposant sur des bases prismatiques. Un linteau porte trois têtes couronnées sculptées en relief et le tympan a été remplacé par un vitrail. De part et d'autre de l'arc supérieur se situent deux niches à arc tréflé, elles aussi retombant sur de petits chapiteaux sculptés et des colonnettes rondes à base prismatique posées sur des appuis saillants ornés de motifs sculptés. Le portail conserve ses vantaux anciens, munis de pentures ouvragées typiques de l'Auvergne. L'édifice, daté essentiellement du XIVe siècle, a été classé au titre des monuments historiques en 1980.