Église Notre-Dame d'Espiet en Gironde

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise romane et gothique Clocher-mur

Église Notre-Dame d'Espiet

  • Rue de l'Église
  • 33420 Espiet
Église Notre-Dame dEspiet
Église Notre-Dame dEspiet
Église Notre-Dame dEspiet
Église Notre-Dame dEspiet
Église Notre-Dame dEspiet
Église Notre-Dame dEspiet
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Église Notre-Dame dEspiet
Église Notre-Dame dEspiet
Église Notre-Dame dEspiet
Église Notre-Dame dEspiet
Crédit photo : William Ellison - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Construction initiale
XVIe siècle
Rebâtie presque entièrement
XIXe siècle
Restauration majeure
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'église (cad. AC 275) et la croix de cimetière (cad. AC 276), en totalité : inscription par arrêté du 7 mars 2012

Personnages clés

M. Yrissou Ferrailleur à Bordeaux ayant acquis la statue de la Vierge à l'Enfant.
Anne de Bretagne Influence de la mode de son époque sur la statue de la Vierge à l'Enfant.

Origine et histoire de l'Église Notre-Dame

L'église Notre-Dame est une église catholique située au bourg d'Espiet, dans le département de la Gironde. Construite au XIe ou XIIe siècle, elle a été presque entièrement rebâtie aux XVIe ou XVIIe siècle puis restaurée au XIXe siècle. L'élévation sud, précédée d'un porche rectangulaire, est percée d'un portail roman qui conserve les seules sculptures romanes de l'édifice et quelques traces de peintures ocre. Ce portail, unique vestige roman, possède quatre chapiteaux présentant des traces de badigeons d'ocre. Sur le premier chapiteau est figurent deux hommes dont les gestes suggèrent le refus d'une proposition, thème interprété comme la dénonciation de propositions malhonnêtes et fréquent dans les églises romanes de la Gironde. Le second chapiteau est montre, sur deux faces, deux fauves redressés et opposés se mordant la queue, tandis qu'un protomé de carnassier occupe l'angle supérieur ; l'ensemble évoque la dénonciation d'un vice. Côté ouest, un chapiteau représente la Vierge à l'Enfant, la Madone au visage allongé portant un voile et un bliaud, l'Enfant bénissant de la main droite. L'autre chapiteau ouest figure un oiseau picorant une plante dressée ; il pourrait s'agir de l'Arbre de vie généralement encadré par deux oiseaux. L'édifice est précédé à l'ouest d'un clocher-mur et présente un chevet plat à l'est ; la nef est unique. À l'intérieur, la nef comprend une tribune et un mobilier daté du XVIIe siècle, notamment des retables, un autel et un bénitier. Une croix de pierre est implantée à l'angle sud-est du cimetière. Une statue en pierre de la Vierge à l'Enfant, haute de 1,15 m et datée de la fin du XVe siècle, était présente dans l'église jusqu'en 1888 avant d'être vendue à un ferrailleur, M. Yrissou, à Bordeaux ; elle est aujourd'hui exposée au Musée d'Aquitaine. La Vierge, assise et non voilée, porte une couronne discrète à cabochons ; elle tient l'Enfant de la main gauche et lui tend une pomme de la main droite. Les formes de la statue sont lourdes et les détails, traits de visage et plis des vêtements, restent sommaires, tandis que les chevelures sont traitées avec plus de précision ; l'ensemble présente un caractère populaire et tardif, le large décolleté carré de la robe renvoyant à la mode de l'époque d'Anne de Bretagne (1477-1514). L'édifice a été inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 7 mars 2012.

Liens externes