Frise chronologique
VIIe ou VIIIe siècle
Fondation légendaire
Fondation légendaire
VIIe ou VIIIe siècle (≈ 850)
Oratoire édifié par un ermite
XVe siècle
Construction de l'édifice
Construction de l'édifice
XVe siècle (≈ 1550)
Rebâtie en style gothique méridional
15 juillet 1985
Inscription MH
Inscription MH
15 juillet 1985 (≈ 1985)
Classée monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise d'Espinasse (cad. C 125) : inscription par arrêté du 15 juillet 1985
Personnages clés
| Ermite anonyme - Fondateur légendaire |
Aurait bâti un oratoire |
| Vierge-Marie - Figure de dévotion |
Objet du pèlerinage local |
Origine et histoire
L'église Notre-Dame d'Espinasse, située à Aubusson-d'Auvergne dans le Puy-de-Dôme, est un édifice religieux catholique construit au XVe siècle. Elle illustre le style gothique méridional, avec une nef à deux travées, un chœur polygonal et des voûtes d'ogives ornées de clefs quadrilobées. Son portail ouest, en arc brisé, est surmonté d'un tympan aveugle représentant un buste du Christ, tandis qu'un oculus flamboyant éclaire la façade. À l'intérieur, les chapiteaux prismatiques ou feuillagés et les nervures retombant sur des colonnettes engagées témoignent d'une architecture soignée. Une tourelle polygonale, vestige de l'ancien clocher, subsiste contre un contrefort sud-ouest, abritant un escalier en vis.
L'église s'inscrit dans un ensemble cohérent incluant un cimetière communal et une source réputée pour ses vertus dermatologiques, attirant des pèlerins dévoués à la Vierge-Marie. Selon une légende locale, un ermite aurait fondé un oratoire sur ce site entre le VIIe et VIIIe siècle après une apparition mariale, suggérant une origine bien antérieure à l'édifice actuel. L'église, d'abord romane, fut rebâtie au XVe siècle et inscrite aux monuments historiques en 1985. Elle appartient aujourd'hui à la commune et reste un lieu de culte et de patrimoine actif.
L'édifice se distingue par son orientation est-ouest, sa nef séparée du chœur par un arc diaphragme, et ses contreforts massifs soutenant la première travée, autrefois surmontée d'un clocher. Les coussièges intégrés au soubassement du portail et les décors végétaux des chapiteaux reflètent une attention particulière aux détails. La source voisine, peut-être liée à un culte païen antérieur, renforce le caractère sacré du lieu. L'ensemble, bien que modeste, incarne la piété médiévale et l'adaptation des traditions locales aux pratiques chrétiennes.