Frise chronologique
1150-1200
Construction initiale
Construction initiale
1150-1200 (≈ 1175)
Édification de l'église romane à Castelbielh.
15 juillet 1572
Destruction partielle
Destruction partielle
15 juillet 1572 (≈ 1572)
Dégâts causés par les Huguenots de Montgommery.
début XVIIe siècle
Reconstruction partielle
Reconstruction partielle
début XVIIe siècle (≈ 1704)
Restauration du chevet et du transept.
1862
Projet d'agrandissement
Projet d'agrandissement
1862 (≈ 1862)
Avant-projet de Léopold Gentil pour moderniser l'édifice.
1866-1868
Restauration finale
Restauration finale
1866-1868 (≈ 1867)
Travaux menés par Hippolyte Durand.
février 1998
Classement MH
Classement MH
février 1998 (≈ 1998)
Inscription à l'inventaire des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise en totalité (cad. AD 182) : inscription par arrêté du 11 février 1998
Personnages clés
| Montgommery - Chef huguenot |
Responsable des destructions en 1572. |
| Léopold Gentil - Architecte départemental |
Auteur du projet de restauration en 1862. |
| Hippolyte Durand - Architecte restaurateur |
A mené à terme les travaux (1866-1868). |
Origine et histoire
L'église Notre-Dame d'Estang, située dans le Gers en Occitanie, a été construite entre 1150 et 1200 au lieu-dit Castelbielh. Ce monument, d’abord de style roman, conserve une abside voûtée en cul-de-four et deux absidioles, vestiges de cette période. Son histoire est marquée par les destructions subies lors des guerres de Religion, notamment en 1572, lorsque les Huguenots dirigés par Montgommery endommagèrent gravement le transept et la nef.
Au début du XVIIe siècle, l’église fut partiellement reconstruite à partir du chevet et du transept d’origine. Cependant, son état se dégrada à nouveau au XIXe siècle, nécessitant une intervention majeure. En 1862, l’architecte départemental Léopold Gentil proposa un projet d’agrandissement, repris et achevé par Hippolyte Durand entre 1868 et 1866. Cette restauration ajouta une travée à la nef et modernisa la partie occidentale, tout en préservant des éléments peints comme une litre funéraire et des personnages nimbés dans les chapelles latérales.
L’édifice, de plan en croix latine, fut finalement inscrit aux monuments historiques en février 1998. Il illustre ainsi près de neuf siècles d’histoire, entre héritage médiéval, conflits religieux et adaptations architecturales. Les traces des décorations anciennes et les modifications du XIXe siècle témoignent de son évolution au fil des époques.