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Frise chronologique
1844
Demande de construction
Demande de construction
1844 (≈ 1844)
Habitants réclament un nouveau lieu de culte.
15 août 1869
Pose de la première pierre
Pose de la première pierre
15 août 1869 (≈ 1869)
Début officiel des travaux sous Lafollye.
1878
Prix à l'Exposition universelle
Prix à l'Exposition universelle
1878 (≈ 1878)
Reconnaissance architecturale du projet.
10 septembre 1893
Consécration de l'église
Consécration de l'église
10 septembre 1893 (≈ 1893)
Achèvement après reprise des travaux.
10 janvier 2006
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
10 janvier 2006 (≈ 2006)
Protection patrimoniale de l'édifice.
17 novembre 2012
Réinauguration de l'orgue
Réinauguration de l'orgue
17 novembre 2012 (≈ 2012)
Fin de la restauration par Pincemaille.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église en totalité (cad. AK 226) : inscription par arrêté du 10 janvier 2006
Personnages clés
| Auguste Lafollye - Architecte initial |
Conçoit le projet néogothique primé. |
| Paul-Louis Delance - Peintre-décorateur |
Auteur des fresques du chœur. |
| Vincent Cavaillé-Coll - Facteur d'orgues |
Crée l'orgue transféré en 1893. |
| Pierre Pincemaille - Organiste |
Inaugure l'orgue restauré en 2012. |
Origine et histoire
L’église Notre-Dame d’Oloron-Sainte-Marie trouve son origine dans une demande des habitants du quartier en 1844, réclamant un lieu de culte plus digne que la chapelle Saint-Jean-Baptiste, devenue paroissiale en 1826. La municipalité offre le terrain, tandis que les paroissiens financent la construction. En 1869, trois maisons sont rasées pour libérer l’espace, et la première pierre est posée le 15 août de la même année. L’architecte Auguste Lafollye, spécialiste des Palais impériaux, conçoit un édifice néogothique mêlant des éléments romans, primé à l’Exposition universelle de 1878. Cependant, des difficultés conduisent à sa démission et à un arrêt des travaux pendant une douzaine d’années.
Les travaux reprennent sous la direction d’un architecte palois et la surveillance du conseil de fabrique. L’église, construite en pierre dure de Louvie, est finalement consacrée le 10 septembre 1893. Son plan comprend une nef centrale flanquée de collatéraux, un transept, et un chœur orné de fresques, dont celle du Couronnement de la Vierge par Paul Delance. Le clocher-tour, culminant à 52 mètres, domine l’édifice. L’église est inscrite aux monuments historiques en 2006, reconnaissant sa valeur patrimoniale et architecturale.
Le décor intérieur, réalisé entre 1895 et 1899, est marqué par les fresques et toiles marouflées de Paul-Louis Delance, élève de Jean-Léon Gérôme, illustrant la vie de la Vierge. D’autres artistes, comme Callot et Marteus, contribuent aux chapelles latérales. Les vitraux, majoritairement signés Charles Champigneulle, exceptés ceux des chapelles Saint-Pierre et du Sacré-Cœur (œuvre d’A. Strauss), complètent cet ensemble. L’orgue, construit en 1851 par Vincent Cavaillé-Coll pour les Capucins, est transféré dans l’église à la fin du XIXe siècle et classé en 1985. Restauré, il est réinauguré en 2012 par Pierre Pincemaille.
Plusieurs tableaux, classés monuments historiques, ornent l’église, dont Saint Vincent de Paul recueillant des enfants abandonnés (XIXe siècle) et L’Assomption de la Vierge (2e quart du XIXe siècle). Le mobilier inclut des stalles du chœur issues de la cathédrale Sainte-Marie et un retable du XVIIIe siècle provenant de l’ancien hôpital. Ces éléments témoignent de la richesse historique et artistique du lieu, ancré dans le patrimoine local.