Patrimoine classéPatrimoine religieuxEglise Renaissance et néo-RenaissanceEglise gothique
Église Notre-Dame d'Orbec
L'Église
14290 Orbec
Crédit photo : ArséniureDeGallium - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
Frise chronologique
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
…
2000
XIIIe siècle
Construction du chœur
Construction du chœur XIIIe siècle (≈ 1350)
Le chœur actuel de l'église Notre-Dame d'Orbec date de cette période.
XVe siècle
Reconstruction et agrandissement
Reconstruction et agrandissement XVe siècle (≈ 1550)
L'église a été reconstruite après la guerre de Cent Ans et agrandie avec la nef, la tour et des chapelles.
XVIe siècle
Restauration de la tour
Restauration de la tour XVIe siècle (≈ 1650)
La tour, initialement construite au XVe siècle, a été restaurée dans le style Renaissance.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. AE 69) : classement par arrêté du 12 avril 1996
Personnages clés
Richard III de Normandie
Donateur de l'église à l'abbaye Notre-Dame du Bec en 1030.
Arcisse de Caumont
Architecte ayant noté l'irrégularité du plan de l'édifice.
Origine et histoire de l'Église Notre-Dame
L'église Notre‑Dame d'Orbec, située dans la commune d'Orbec (Calvados), illustre les grandes églises urbaines de la fin du Moyen Âge et de la Renaissance. Le site avait une chapelle dédiée à saint Jean et le patronage dépendait des seigneurs d'Orbec ; en 1030, Richard III de Normandie donna l'église à l'abbaye Notre‑Dame du Bec. Le chœur actuel date du XIIIe siècle ; l'édifice a été reconstruit après la guerre de Cent Ans sur l'emplacement de la chapelle Saint‑Jean, à la suite d'un incendie causé par les troupes anglaises. Des agrandissements ont été réalisés aux XVe et XVIe siècles, comprenant la nef, la tour, le clocher et des chapelles, et d'autres travaux se sont poursuivis jusqu'au XVIe siècle. La tour, d'abord édifiée au XVe siècle pour la surveillance des environs, a été restaurée au XVIe siècle dans le style Renaissance. Des vitraux des XVe et XVIe siècles ornent l'édifice. Pillée pendant la Révolution française, l'église perdit une grande partie de son mobilier. D'importants travaux de restauration et d'élargissement, dans un style néo‑gothique, furent entrepris à partir de 1868 ; l'édifice a par ailleurs subi des dommages au cours du dernier conflit mondial. Il a été inscrit au titre des monuments historiques le 12 avril 1996. Un diagnostic de sécurité a été lancé en 2012 ; les grandes orgues ont été restaurées en 2015 pour un montant de 36 000 €, tandis que des travaux de couverture et de maçonnerie restent nécessaires.
Sur le plan architectural, Arcisse de Caumont note que le plan de l'édifice est fort irrégulier. L'église suit un plan en croix latine avec une nef de la même largeur que le chœur et un transept ample. Elle est dominée par une haute tour de caractère défensif, de style anglais, pourvue de contreforts en angle et de plateformes, et surmontée d'un clocher haut de 43 mètres. Le buffet d'orgue date de 1526 et a été révisé en 1895 puis en 1931. Parmi les éléments remarquables figurent les vitraux des XVe et XVIe siècles et une statuette du Christ provenant autrefois du calvaire qui surplombait la cité, devant lequel les condamnés à mort faisaient amende honorable avant d'être conduits au gibet. L'édifice offre des vues extérieures notables au nord et au sud‑ouest, et son intérieur présente la nef, les bas‑côtés, le chœur et le vitrail de l'arbre de Jessé.