Église Notre-Dame d'Yvrandes à Yvrandes dans l'Orne

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise gothique

Église Notre-Dame d'Yvrandes

  • Le Bourg
  • 61800 Tinchebray-Bocage
Crédit photo : Ikmo-ned - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1170
Charte de fondation
1327
Incendie destructeur
XIVe siècle
Reconstruction de l'église
1791
Suppression de la paroisse
1897
Fin des travaux
2 décembre 1926
Classement historique
Milieu du XIXe siècle
Travaux de restauration
Années 1990
Restauration du clocher
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise : inscription par arrêté du 2 décembre 1926

Personnages clés

Henri II Roi d'Angleterre ayant rédigé la charte de fondation en 1170.
Victor Dupont Architecte responsable des travaux de restauration au XIXe siècle.

Origine et histoire de l'Église Notre-Dame

L'église Notre‑Dame d'Yvrandes est une église prieurale du XIVe siècle, située à Tinchebray‑Bocage dans le département de l'Orne. Une première église romane fut détruite par un incendie en 1327; l'édifice fut rebâti puis subit des dégradations pendant la Guerre de Cent Ans, les Guerres de Religion et la Révolution. En 1791, la paroisse d'Yvrandes fut supprimée et l'église devint une succursale de Saint‑Cormier‑des‑Landes. Le prieuré, affilié au prieuré du Plessis‑Grimoult, subsista jusqu'à la Révolution, puis fut vendu comme bien national à la famille Chancerel; lorsque le culte reprit, l'église et le cimetière furent rétrocédés à la commune. La charte de fondation rédigée en 1170 par le roi d'Angleterre Henri II attribuait aux chanoines augustins du Plessis‑Grimoult l'église Notre‑Dame avec ses dîmes, dépendances et le fief presbytéral, ainsi que le patronage d'un ensemble d'églises, des droits de chauffage et de passage dans plusieurs forêts, un vivier et une rente perpétuelle de 100 livres, et le droit de construire un moulin; ces prérogatives furent ensuite complétées par le patronage d'autres paroisses. Au milieu du XIXe siècle, des tensions apparurent entre le vicaire général de Sées, qui souhaitait une reconstruction, et la municipalité qui estimait que l'ancienne église pouvait être conservée après réparations; des travaux furent néanmoins entrepris qui modifièrent notablement l'édifice. Les murs furent surélevés, une nouvelle charpente et une voûte en plâtre en berceau furent mises en place et un clocher fut ajouté; le chantier se termina en 1897. Le clocher a fait l'objet d'une restauration dans les années 1990. Classée au titre des monuments historiques depuis le 2 décembre 1926, l'église occupe le point le plus élevé d'Yvrandes, au centre de la Cour d'Yvrandes, au nord du manoir priorial et des bâtiments organisés autour d'une cour. Elle présente la forme d'une chapelle sans transept ni bas‑côtés; l'abside est percée de larges baies ogivales à meneaux trilobés dont les tympans sont ornés d'étoiles et de trèfles. Le fief presbytéral, d'une superficie de 70 à 75 hectares, était protégé par une haie double encore visible en 1840, correspondant à la description de la charte de 1170: une masse de terre de 2,50 m de haut sur 8 m de largeur, flanquée de deux fossés de 2,50 m de large, et couronnée par deux rangées de hêtres formant un rempart doublé avec une voie centrale pour l'exploitation du bois.

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