Frise chronologique
2e moitié du XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
2e moitié du XIIe siècle (≈ 1250)
Édifiée par les habitants du bourg.
1341
Occupation anglaise
Occupation anglaise
1341 (≈ 1341)
Dégâts pendant la Guerre de Cent Ans.
1474
Restauration et extensions
Restauration et extensions
1474 (≈ 1474)
Ajout de chapelles et clocher à peigne.
1803
Rachat par Xavier Cances
Rachat par Xavier Cances
1803 (≈ 1803)
Ancien curé insermenté la sauve de la ruine.
27 avril 1927
Classement monument historique
Classement monument historique
27 avril 1927 (≈ 1927)
Protection officielle de l'État.
1989
Restauration moderne
Restauration moderne
1989 (≈ 1989)
Réhabilitation après abandon post-Seconde Guerre.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Notre-Dame ou des Pénitents : classement par arrêté du 27 avril 1927
Personnages clés
| Xavier Cances - Prêtre insermenté |
Rachète l'église en 1803 après la Révolution. |
| Mère Sainte Ursule - Religieuse ursuline |
Entretient l'église après 1866 avec les habitants. |
Origine et histoire
L'église Notre-Dame, aussi appelée chapelle des Pénitents bleus, fut construite dans la seconde moitié du XIIe siècle à Beaulieu-sur-Dordogne, à l'initiative des habitants du quartier du Port-Haut. Jusqu'alors, ceux-ci dépendaient de la paroisse de Sioniac. Dédiée à la Vierge, elle devint le cœur religieux du bourg avant de subir les ravages de la Guerre de Cent Ans, notamment après l'occupation anglaise de 1341.
En 1474, l'église fut restaurée et renforcée : deux chapelles latérales furent ajoutées, dont une dédiée à sainte Barbe, patronne des navigateurs, et un clocher à peigne fut érigé sur la façade occidentale. Après la Révolution, l'église abbatiale Saint-Pierre devint paroissiale, et Notre-Dame, vendue comme bien national, fut transformée en grange. Elle fut rachetée en 1803 par Xavier Cances, un prêtre insermenté, puis par la confrérie des Pénitents bleus en 1820.
Les Pénitents bleus y aménagèrent une tribune pour se séparer des fidèles, mais la confrérie disparut en 1866. L'église, classée monument historique en 1927, fut de nouveau abandonnée après la Seconde Guerre mondiale. Restaurée après 1989, elle accueille aujourd’hui des expositions temporaires. Son architecture mêle une nef du XIIe siècle, un transept voûté, et des chapelles du XVe siècle, avec des portails des XIIe et XIVe siècles.
Le dallage de l'église est marqué de signes lapidaires, tandis que son abside circulaire, voûtée en cul-de-four, repose sur des colonnettes sculptées. Un timbre émis par La Poste en 2023 met en valeur son emplacement pittoresque au bord de la Dordogne, soulignant son importance patrimoniale dans la région Limousin-Périgord.