Frise chronologique
Ve siècle
Origines du culte marial
Origines du culte marial
Ve siècle (≈ 550)
Installation d’une statue par saint Maurille.
1469
Construction de l’église actuelle
Construction de l’église actuelle
1469 (≈ 1469)
Vœu de Louis XI après un miracle.
31 décembre 1840
Classement monument historique
Classement monument historique
31 décembre 1840 (≈ 1840)
Première vague de protections en France.
1907
Installation de la Vierge à l’Enfant
Installation de la Vierge à l’Enfant
1907 (≈ 1907)
Statue placée au nord du rocher.
1911
Installation de l’orgue
Installation de l’orgue
1911 (≈ 1911)
Œuvre de Louis Debierre, facteur nantais.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par liste de 1862
Personnages clés
| Saint Maurille - Évêque d’Angers (Ve siècle) |
Fonda le culte marial sur l’île. |
| Louis XI - Roi de France (1461–1483) |
Commanditaire de l’église après un miracle. |
| Louis Debierre - Facteur d’orgues (1842–1920) |
Auteur de l’orgue installé en 1911. |
Origine et histoire
L'église Notre-Dame de Béhuard trouve ses origines au Ve siècle, lorsque saint Maurille, évêque d’Angers, y installe une statue de la Vierge Marie sur un rocher de l’île, alors appelée « Île Marie ». Ce geste marque le remplacement d’une idole païenne des eaux par un culte marial, fondant ainsi la dévotion locale. L’île devient un lieu de pèlerinage, bien avant la construction de l’édifice actuel.
L’église actuelle est construite en 1469 sous l’impulsion du roi Louis XI, rescapé d’une noyade dans la Charente qu’il attribue à un miracle. En remerciement, il fait ériger ce sanctuaire sur le rocher de Béhuard. L’édifice, classé monument historique dès 1840, se distingue par son architecture atypique : deux nefs en équerre, un rocher apparent à l’intérieur, et un accès par deux escaliers distincts, l’un médiéval, l’autre plus récent.
À l’intérieur, le chœur à chevet plat, typique de la tradition angevine, abrite une ancienne sacristie en encorbellement, vestige d’un sanctuaire roman antérieur. La nef primitive, surmontée d’une mezzanine, conserve des stalles du XVe siècle et un orgue de 1911 signé Louis Debierre, facteur nantais renommé. L’église est également ornée de statues et vitraux datant des XVe au XIXe siècles, dont une Vierge à l’Enfant installée en 1907 au nord du rocher.
Le site, insulaire et isolé, symbolise à la fois un haut-lieu de dévotion mariale et un témoignage architectural des liens entre pouvoir royal et religion en Anjou. Son histoire mêle légende, miracles et patrimoine, attirant pèlerins et visiteurs depuis des siècles.