Frise chronologique
vers 1147
Fondation du monastère
Fondation du monastère
vers 1147 (≈ 1147)
Don de Bertauld à l’évêque Albéron de Chiny
1638
Sauvetage de la statue
Sauvetage de la statue
1638 (≈ 1638)
Barbe d’Ernecourt cache la statue pendant la guerre de Trente Ans
1793
Destruction de la statue
Destruction de la statue
1793 (≈ 1793)
Statue originale brisée pendant la Révolution
8 septembre 1875
Couronnement liturgique
Couronnement liturgique
8 septembre 1875 (≈ 1875)
Cérémonie solennelle pour la statue
27 juin 1983
Classement monument historique
Classement monument historique
27 juin 1983 (≈ 1983)
Protection de l’église et du clocher
30 juin 2004
Bénédiction de l’oratoire TGV
Bénédiction de l’oratoire TGV
30 juin 2004 (≈ 2004)
Hommage des ouvriers de la ligne TGV
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise de pélerinage de Benoîte-Vaux, en totalité y compris le clocher (cad. D 73) : classement par arrêté du 27 juin 1983
Personnages clés
| Bertauld - Donateur du terrain |
Offrit son alleu pour fonder le monastère |
| Albéron de Chiny - Évêque de Verdun |
Reçut le don et érigea le monastère |
| Barbe d’Ernecourt - « Amazone chrétienne » |
Sauva la statue en 1638 |
| Henri Chapu - Sculpteur |
Conçut le chemin de croix (1890) |
| Désiré Fosse - Sculpteur meusien |
Acheva le chemin de croix après Chapu |
| Joseph Sauce - Bienfaiteur |
Finança le monument de la source (1846) |
Origine et histoire
L’église Notre-Dame de Benoîte-Vaux, située dans le diocèse de Verdun (Meuse), est l’un des plus anciens sanctuaires lorrains, niché dans un vallon boisé près de la gare Meuse TGV. Fondée vers 1147 par Bertauld, qui offrit son alleu de Faveroles à l’évêque Albéron de Chiny pour y établir un monastère, le site doit son nom à une légende : des bûcherons y auraient découvert une statue de la Vierge après avoir entendu des chants célestes. Un ermite, Martin, en fut le premier gardien, avant que l’afflux de pèlerins n’exige une église dédiée à l’Annonciation, plusieurs fois remaniée jusqu’au XVIIe siècle.
Le sanctuaire, protégé par les ducs de Lorraine comme René II, abritait une statue vénérée, sauvée en 1638 par Barbe d’Ernecourt (dite « l’amazone chrétienne ») pendant la guerre de Trente Ans. La statue originale, détruite en 1793, fut remplacée après la Révolution. Le pèlerinage, géré successivement par les Prémontrés, les clercs de Notre-Sauveur, puis les Oblats de Marie-Immaculée, est aujourd’hui animé par le clergé diocésain. L’église, classée monument historique en 1983, conserve un jubé rare et une façade toscane ornée d’un tympan représentant le Christ remettant les clés à saint Pierre.
Le chemin de croix, conçu en 1890 par Henri Chapu et achevé par Désiré Fosse, se compose de 14 monolithes extraits des carrières d’Euville. La source miraculeuse, déplacée en 1644, est abritée depuis 1846 par un monument néogothique financé par Joseph Sauce, surmonté d’une réplique de la statue primitive. En 2004, un oratoire dédié à Notre-Dame du TGV fut érigé par les ouvriers de la ligne TGV Est, hébergés sur place, marquant une continuité entre tradition et modernité.
L’hôtellerie, autrefois tenue par les sœurs de la Foi d’Haréou, est aujourd’hui gérée par les sœurs de Saint-Joseph de Saint-Marc. Le pèlerinage annuel, lors de la première semaine de septembre, perpétue une dévotion séculaire. Les couronnes liturgiques de la statue (1875), aujourd’hui répliquées pour des raisons de sécurité, rappellent des pratiques similaires en Lorraine, comme à Nancy (Bonsecours) ou à Lyon (Fourvière).