Frise chronologique
XIe siècle (1080-1085)
Fondation de l'abbaye Saint-Vincent
Fondation de l'abbaye Saint-Vincent
XIe siècle (1080-1085) (≈ 1083)
Chapelle, cloître et dortoirs construits sous Hugues II.
1525
Construction du portail gothique
Construction du portail gothique
1525 (≈ 1525)
Commandé par l'abbé Antoine de Montécut.
1720
Refonte de la façade
Refonte de la façade
1720 (≈ 1720)
Architecte Jean-Pierre Galezot, voûtement de la nef.
XVIIe siècle
Abbaye centre d'érudition
Abbaye centre d'érudition
XVIIe siècle (≈ 1750)
Études historiques locales avant dissolution en 1790.
1892-1911
Peintures murales de Joseph Aubert
Peintures murales de Joseph Aubert
1892-1911 (≈ 1902)
Frise de plus de cent personnages.
8 juin 1926
Classement monumental
Classement monumental
8 juin 1926 (≈ 1926)
Inscription du portail et de la tour.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La tour et le portail : inscription par arrêté du 8 juin 1926
Personnages clés
| Hugues II de Montfaucon - Archevêque de Besançon |
Fonda l'abbaye Saint-Vincent (XIe siècle). |
| Antoine de Montécut - Abbé commendataire |
Commanda le portail gothique (1525). |
| Jean-Pierre Galezot - Architecte |
Conçut la façade actuelle (1720). |
| Luc Breton - Sculpteur bisontin |
Auteur des anges adorateurs (1768). |
| Joseph Aubert - Peintre |
Réalisa la frise murale (1892-1911). |
| Henri Fleur - Maître verrier |
Créa les vitraux (XIXe siècle). |
Origine et histoire
L'église Notre-Dame de Besançon fut initialement construite comme église abbatiale pour l'abbaye bénédictine Saint-Vincent, fondée au XIe siècle (entre 1080 et 1085) par l'archevêque Hugues II de Montfaucon. À l'origine, le complexe comprenait une chapelle, un cloître et des dortoirs pour les moines de l'ordre de Saint-Benoît. Hugues III de Bourgogne, successeur d'Hugues II, nomma le premier abbé du monastère. L'abbaye devint au XVIIe siècle un centre d'érudition historique pour la ville et la région, avant d'être dissoute en 1790 pendant la Révolution française. Sous l'Empire, l'église fut transformée en paroisse sous le nom de Notre-Dame, tandis que ses bâtiments adjacents furent attribués à l'Université.
Le bâtiment, d'abord sans voûte à l'époque romane, conserve des murs et trois chapiteaux du XIe siècle sur les flancs de la nef. Sa façade actuelle, conçue en 1720 par l'architecte Jean-Pierre Galezot, intègre un portail gothique flamboyant de 1525, commandé par l'abbé Antoine de Montécut, aumônier de Marguerite d'Autriche. Ce portail, sculpté par des artisans franc-comtois, s'inspire des traditions artistiques locales après la fermeture du chantier de Brou. La tour des cloches, édifiée au XVIe siècle, fut un temps la plus haute de Besançon. Une chapelle dédiée à Notre-Dame des Douleurs y fut adjointe par Antoine de Montécut.
La nef fut voûtée et une abside ajoutée au chœur en 1720. Les bâtiments conventuels, reconstruits au XVIIe siècle, abritent aujourd'hui des bureaux, des salles de cours et la bibliothèque de l'Université de Besançon. Le portail et la tour sont classés monuments historiques depuis 1926. L'église abrite des œuvres notables, comme deux anges adorateurs en bois (1768) proches des sculptures de Luc Breton, une statue de la Vierge par Raymond Gayrard (1858), et huit peintures murales de Joseph Aubert (1892-1911), inspirées des fresques d'Hippolyte Flandrin à Paris. Ses vitraux du XIXe siècle, réalisés par Henri Fleur, illustrent des scènes bibliques et historiques, dont la défaite des Huguenots en 1575.