Frise chronologique
XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIe siècle (≈ 1250)
Édifiée par Guillaume de Champagne, évêque de Chartres.
1793
Saccage révolutionnaire
Saccage révolutionnaire
1793 (≈ 1793)
Mutilation du portail et disparition de la statue.
5 juillet 1927
Classement monument historique
Classement monument historique
5 juillet 1927 (≈ 1927)
Inscription à l’inventaire des monuments historiques.
2018
Restauration des vitraux
Restauration des vitraux
2018 (≈ 2018)
Intervention des ateliers Lorin de Chartres.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : inscription par arrêté du 5 juillet 1927
Personnages clés
| Guillaume de Champagne - Évêque de Chartres et seigneur de Boissy |
Commanditaire de l’église au XIIe siècle. |
| Abbaye Saint-Père-en-Vallée - Institution religieuse |
Dirigea la reconstruction aux XVe–XVIe siècles. |
Origine et histoire
L’église Notre-Dame de Boissy-en-Drouais trouve ses origines au XIIe siècle, édifiée sous l’impulsion de Guillaume de Champagne, alors évêque de Chartres et seigneur local. Ce premier bâtiment remplaçait deux églises plus anciennes (Saint-Vincent et Saint-Étienne), détruites ou disparues après les invasions normandes des IXe et Xe siècles. Ces églises dépendaient initialement de l’abbaye parisienne de Saint-Germain-des-Prés, avant que leur trace ne s’efface des archives diocésaines au XVe siècle. La construction du XIIe siècle marquait ainsi une renaissance religieuse pour le village, sous l’autorité épiscopale chartraine.
Au XVe et XVIe siècles, l’église fut presque entièrement reconstruite sous la direction de l’abbaye Saint-Père-en-Vallée de Chartres, transformant son apparence médiévale en un édifice gothique flamboyant. Les huit fenêtres ogivales, le portail orné de sculptures et la flèche du clocher en ardoise datent de cette période. Le monument devint alors un symbole de la prospérité locale, avec 60 paroissiens recensés au XIIIe siècle sous le doyenné de Brezolles. La Révolution française marqua un tournant brutal : l’église fut dépouillée de son mobilier et de ses ornements en 1793, tandis que sa statue de Notre-Dame et des éléments du portail furent mutilés.
Classée monument historique en 1927, l’église conserve aujourd’hui des éléments remarquables comme sa chaire de 1759, son retable et son banc d’œuvre, tous inscrits à l’inventaire des objets protégés. Les vitraux, restaurés en 2018 par les ateliers Lorin de Chartres, et les graffitis historiques sur ses murs témoignent de son rôle central dans la vie communautaire. Le clocher, avec sa cloche de 1888 (520 kg), et le cadran solaire quadrangulaire rappellent les savoir-faire artisanaux locaux. Malgré les vicissitudes de l’histoire, l’édifice reste un patrimoine vivant, entretenu par la commune et mis en valeur par des interventions récentes comme la colorisation des oculi en 2021 sous l’égide de la DRAC.