Frise chronologique
11-12 février 1825
Incendie de la toiture
Incendie de la toiture
11-12 février 1825 (≈ 12)
Destruction partielle du bâtiment
XIe siècle
Fondation du prieuré
Fondation du prieuré
XIe siècle (≈ 1150)
Établi par les moines de Landevennec
vers 1537
Début des travaux
Début des travaux
vers 1537 (≈ 1537)
Contribution des vicomtes du Faou
1611
Construction du porche sud
Construction du porche sud
1611 (≈ 1611)
Style Renaissance en kersanton
1734
Ajout de la sacristie
Ajout de la sacristie
1734 (≈ 1734)
Inscription de Mathurin Le Bris
18 février 1916
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
18 février 1916 (≈ 1916)
Clocher et façade ouest protégés
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Clocher et façade Ouest (cad. A 723) : classement par arrêté du 18 février 1916
Personnages clés
| Vicomtes du Faou - Commanditaires |
Financiers des travaux (1537) |
| Mathurin Le Bris - Président de la fabrique |
Associé à la sacristie (1734) |
| Alphonse Viel - Fondeur de cloches |
Cloches coulées en 1845-1850 |
| Auguste Talbouret - Artiste verrier |
Auteur des vitraux (1955) |
Origine et histoire
L’église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle d’Hôpital-Camfrout, construite au XVIe siècle, remplace un prieuré du XIe siècle fondé par les moines de Landevennec. Son plan irrégulier inclut une nef avec bas-côtés, un chevet polygonal, et une façade ouest richement sculptée, mêlant motifs végétaux, animaux et éléments Renaissance. Le kersanton, pierre locale, permet des ornements d’une grande finesse, tandis que des blasons anonymes ornent l’intérieur et l’extérieur.
La façade ouest, comparable à celle de Notre-Dame de Rumengol, témoigne de l’influence des vicomtes du Faou, contributeurs financiers dès 1537. Le porche sud (1611) et le bras sud du transept (1736, en pierre de Logonna) s’ajoutent plus tard. Un incendie détruit la toiture en 1825, suivi de restaurations, dont la balustrade du clocher en 1873. Les vitraux modernes (1955-1967) complètent cet édifice classé Monument Historique depuis 1916.
L’église, entourée d’un cimetière jusqu’en 1884, illustre l’évolution architecturale bretonne, des origines médiévales aux ajouts baroques et néoclassiques. Son clocher et sa façade ouest, protégés, incarnent un patrimoine sculptural exceptionnel, lié à l’artisanat local et aux commanditaires nobles. Les fonts baptismaux (1792) et la sacristie (1734) rappellent son rôle central dans la vie paroissiale.
Les vicissitudes de l’histoire, comme l’incendie de 1825 ou les projets d’agrandissement avortés (1866), soulignent sa résilience. Les cloches, fondues au XIXe siècle par Alphonse Viel, et les vitraux d’Auguste Talbouret et de l’atelier Le Bihan, témoignent de son ancrage dans la culture bretonne, entre tradition et modernité.