Frise chronologique
1838
Installation de l'orgue
Installation de l'orgue
1838 (≈ 1838)
Premier orgue Cavaillé-Coll installé à Lorient.
1849-1854
Construction de l'église
Construction de l'église
1849-1854 (≈ 1852)
Édification de l'église actuelle à Kerentrech.
1891
Transfert de l'orgue
Transfert de l'orgue
1891 (≈ 1891)
Réinstallation dans l'église de Kerentrech.
1943
Démontage de l'orgue
Démontage de l'orgue
1943 (≈ 1943)
Protection contre les bombardements à Questembert.
1945
Remontage de l'orgue
Remontage de l'orgue
1945 (≈ 1945)
Réinstallation après la Libération.
2000
Classement de l'orgue
Classement de l'orgue
2000 (≈ 2000)
Classé monument historique.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Saint Phelan (ou Felan) - Moine irlandais |
Fondateur de la première église. |
| Aristide Cavaillé-Coll - Facteur d'orgues |
Créateur de l'orgue en 1838. |
| Pierre Dumoulin - Expert-organier |
Responsable de la préservation de l'orgue. |
Origine et histoire
L'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle, aussi appelée église de Kerentrech, est une église paroissiale catholique située place de l'Yser, dans le quartier de Kerentrech à Lorient (Morbihan). Elle a été construite entre 1849 et 1854. Son histoire remonte bien plus loin, avec une première église édifiée par saint Phelan (ou Felan), un moine irlandais mort vers l'an 500, qui aurait fondé le monastère du Faouedic à Ploemeur.
L'orgue de l'église est un élément remarquable : premier sorti des ateliers Cavaillé-Coll en 1838, il fut initialement installé dans l'ancienne église Saint-Louis de Lorient. En 1891, il fut transféré dans l'église de Kerentrech. Pour le protéger des bombardements de 1943, il fut démonté et entreposé au château d'Érec à Questembert, puis réinstallé en 1945 par des prisonniers allemands.
Entre 1950 et 1976, l'orgue subit de nombreuses modifications. En 1992, l'expert-organier Pierre Dumoulin souligna l'importance de préserver ses éléments originaux, jugés rarissimes. Classé monument historique en 2000, il est considéré comme un chef-d'œuvre à restaurer. La ville de Lorient a alloué 600 000 € pour sa sauvegarde, soulignant son rôle dans la liturgie et la vie culturelle du quartier.
Une reconstitution proche de l'orgue original est envisagée, grâce aux plans et pièces conservés dans d'autres églises de la même époque, comme celles de Pontivy, Dinan et Notre-Dame-de-Lorette à Paris. Cet instrument reste un témoignage exceptionnel du patrimoine religieux et musical breton.