Frise chronologique
fin XVe siècle
Découverte de l'image de la Vierge
Découverte de l'image de la Vierge
fin XVe siècle (≈ 1595)
Légende fondatrice dans un chêne.
XVIe siècle
Construction de l'église
Construction de l'église
XVIe siècle (≈ 1650)
Chapelle de pèlerinage édifiée.
XVIe siècle (date indéterminée)
Incendie par les protestants
Incendie par les protestants
XVIe siècle (date indéterminée) (≈ 1650)
Voûtes détruites, remplacées par charpente.
XIXe siècle
Ajout du porche
Ajout du porche
XIXe siècle (≈ 1865)
Protection du portail flamboyant.
15 septembre 1994
Classement monument historique
Classement monument historique
15 septembre 1994 (≈ 1994)
Inscription à l’inventaire des MH.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. B 330) : inscription par arrêté du 15 septembre 1994
Personnages clés
| Baronne de Fumel - Commanditaire présumée |
Aura édifié l’église après miracle. |
Origine et histoire
L’église Notre-Dame de Bonnenouvelle, située au lieu-dit Bonnenouvelle sur la commune de Paulhiac (Lot-et-Garonne), trouve son origine dans deux traditions locales. La première raconte qu’une image de la Vierge aurait été découverte dans un chêne à la fin du XVe siècle, motivant la construction d’une chapelle de pèlerinage. La seconde attribue son édification à la baronne de Fumel, en remerciement après avoir retrouvé sa fille égarée dans une clairière. Ces récits, bien que distincts, soulignent le caractère miraculeux associé à sa fondation.
L’église, construite au XVIe siècle, subit un incendie causé par les protestants, détruisant ses voûtes originales. Celles-ci furent remplacées par une charpente, tandis que le portail de style flamboyant, orné d’écots noueux évoquant le chêne de la légende, fut préservé sous un porche ajouté au XIXe siècle. Le plan rectangulaire de l’édifice se termine par un clocher-mur élancé, typique de l’architecture religieuse régionale.
Classée monument historique le 15 septembre 1994, l’église conserve des vestiges significatifs de sa structure primitive. Son histoire reflète les tensions religieuses de l’époque (guerres de Religion) ainsi que son rôle dans la dévotion mariale locale. Les détails architecturaux, comme les pinacles en forme de nœuds, rappellent la légende fondatrice liée à la Vierge et au chêne.
Aujourd’hui propriété de la commune de Paulhiac, l’édifice reste un témoignage du patrimoine religieux et historique de la Nouvelle-Aquitaine. Son inscription à l’inventaire des monuments historiques en 1994 a permis de préserver ce lieu chargé de symboles, entre foi, architecture et mémoire collective.