Frise chronologique
Fin XIIe siècle
Début de la construction
Début de la construction
Fin XIIe siècle (≈ 1295)
Parties basses du chevet plat en plein cintre
Début XIIIe siècle
Construction majeure
Construction majeure
Début XIIIe siècle (≈ 1304)
Style gothique primitif, nef et collatéraux
XVIe siècle
Ajout de la flèche et pignons
Ajout de la flèche et pignons
XVIe siècle (≈ 1650)
Flèche de 65 m et crochets décoratifs
1665
Inondation
Inondation
1665 (≈ 1665)
Déséquilibre des poteaux de la nef
1885-1893
Restauration majeure
Restauration majeure
1885-1893 (≈ 1889)
Pose des vitraux et réfection partielle
1954
Classement monument historique
Classement monument historique
1954 (≈ 1954)
Protection officielle de l’édifice
2023
Restauration des tableaux
Restauration des tableaux
2023 (≈ 2023)
Décrochage pour 18 mois de travaux
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par arrêté du 23 mars 1954
Personnages clés
| Claude-Hippolyte Clausel de Montals - Évêque de Chartres (1824-1852) |
Buste en pierre présent dans l’église |
| Daniel Hallé - Peintre (modèle supposé) |
Inspiration possible pour *La multiplication des pains* |
| Nicolas Poussin - Peintre classique |
*Le Repas chez Simon* copié dans l’église |
Origine et histoire
L’église Notre-Dame de Bonneval, située dans le département d’Eure-et-Loir en région Centre-Val de Loire, est un édifice religieux emblématique du gothique primitif. Construite principalement au début du XIIIe siècle, elle conserve des traces romanes dans les parties basses du chevet plat et les fenêtres en plein cintre des collatéraux, datant de la fin du XIIe siècle. Ces éléments en font une contemporaine de la cathédrale Notre-Dame de Chartres, soulignant son importance architecturale régionale.
La structure de l’église se compose d’une nef centrale et de deux collatéraux, chacun divisé en sept travées soutenues par des contreforts légers. Les trois premiers contreforts sont ornés de gargouilles grotesques, tandis qu’un triforium et des fenêtres ogivales animent les murs de la nef. La voûte en pierre, supportée par douze colonnes, porte les stigmates de l’inondation de 1665, qui déséquilibra plusieurs poteaux. Une poutre de fer, ajoutée ultérieurement, remplace les traverses de bois d’origine pour consolider l’édifice.
La flèche en ardoise, culminant à 65 mètres, et les pignons à crochets datent du XVIe siècle. Cette flèche abrite trois cloches, dont deux classées : l’une fondue en 1598, l’autre en 1793, période révolutionnaire. L’église fut classée monument historique en 1954, reconnaissant ainsi sa valeur patrimoniale. Entre 1885 et 1893, une restauration majeure y fut menée, incluant la pose de vitraux et la réfection de la rosace au-dessus du maître-autel, partiellement reconstruite après des dommages subis lors de bombardements.
Le mobilier de l’église est remarquable, avec quatre tableaux classés monuments historiques. Deux d’entre eux, provenant de l’abbaye Saint-Florentin, représentent La multiplication des pains et La Pénitence (copie d’une œuvre de Nicolas Poussin). Ces toiles, de 320 × 390 cm, furent décrochées en 2023 pour une restauration de dix-huit mois. La statuaire, variée, inclut une Vierge à l’Enfant en bois, un buste de l’évêque Claude-Hippolyte Clausel de Montals, ainsi que des statues polychromes de saints comme Georges, Laurent et Sébastien.
L’église Notre-Dame appartient aujourd’hui à la paroisse Saint-Paul-en-Val, rattachée au doyenné du Dunois. Son architecture, mêlant influences romanes et gothiques, et son riche patrimoine mobilier en font un témoin majeur de l’histoire religieuse et artistique de la région.