Frise chronologique
1249–1253
Création des reliquaires
Création des reliquaires
1249–1253 (≈ 1251)
Sept reliquaires en vermeil pour Grandselve.
1632
Début de la reconstruction
Début de la reconstruction
1632 (≈ 1632)
Initiée par Villaret de Joyeuse.
1647
Bénédiction de l’église
Bénédiction de l’église
1647 (≈ 1647)
Fin des travaux majeurs.
XVIe siècle
Destruction pendant les guerres
Destruction pendant les guerres
XVIe siècle (≈ 1650)
Église brûlée et rasée.
1790–1802
Sauvetage des reliquaires
Sauvetage des reliquaires
1790–1802 (≈ 1796)
Cachés pendant la Révolution.
1934
Inscription Monument Historique
Inscription Monument Historique
1934 (≈ 1934)
Protection de l’édifice.
1951
Classement du clocher-mur
Classement du clocher-mur
1951 (≈ 1951)
Reconnaissance patrimoniale.
1956
Restauration des reliquaires
Restauration des reliquaires
1956 (≈ 1956)
Conservation du trésor.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise, à l'exception des parties classées : inscription par arrêté du 26 mars 1934 ; Le clocher-mur : classement par arrêté du 4 octobre 1951
Personnages clés
| Cardinal Villaret de Joyeuse - Reconstructeur |
Finança la reconstruction au XVIIe. |
| Jean-Philippe Loume - Prieur-inventoriste |
Recensa le trésor en 1695. |
| Mgr Doney - Évêque authentificateur |
Valida les reliques en 1865. |
| Sous-prieur de Belleperche - Sauveur de reliquaires |
Cacha deux pièces à Ardus. |
Origine et histoire
L'église Notre-Dame de Bouillac, initialement construite au XIVe siècle, fut entièrement détruite pendant les guerres de Religion au XVIe siècle. Les conflits entre catholiques et protestants, qui ravagèrent une grande partie du sud-ouest de la France, réduisirent l’édifice en cendres. La reconstruction débuta en 1632 sous l’impulsion du cardinal Villaret de Joyeuse, avec une bénédiction solennelle en 1647. L’édifice actuel, en brique, intègre un clocher-mur caractéristique du XVIIe siècle, soutenu par des contreforts et précédé d’un porche à escaliers symétriques. Ce clocher, partiellement daté du XIVe siècle, fut profondément restauré en 1721.
L’église abrite depuis le XIXe siècle un trésor exceptionnel : sept reliquaires en vermeil du XIIIe siècle, provenant de l’abbaye cistercienne de Grandselve, détruite à la Révolution. Ces objets liturgiques, créés entre 1249 et 1253, furent sauvés des pillages grâce à des habitants de Bouillac et des moines exilés. Cinq reliquaires, dont ceux de sainte Libérate et de la Crucifixion, appartiennent aujourd’hui à la commune. Deux autres, comme celui de la Vraie Croix, furent restitués en 1968 après un dépôt temporaire.
Pendant les guerres de Religion, le trésor fut mis à l’abri au collège Saint-Bernard de Toulouse (1562–1662), puis caché durant la Révolution française (1790–1802) pour échapper à la destruction. En 1865, l’évêque Mgr Doney authentifia 193 reliques, dont celles de saint Thomas Becket et des apôtres. Les reliquaires, restaurés en 1956, illustrent le lien historique entre Bouillac et l’héritage spirituel de Grandselve.
L’église, inscrite aux Monuments Historiques depuis 1934, voit son clocher-mur classé en 1951. Ce statut protège un patrimoine à la fois architectural (briques, porche à escaliers) et artistique (vermeil, ivoire), symbole de la résilience religieuse en Occitanie. Les objets sacrés, référencés dans la base Palissy, attirent aujourd’hui chercheurs et pèlerins.
La localisation de Bouillac (Tarn-et-Garonne), près de Montauban, et son code Insee 82020 ancrent le monument dans un territoire marqué par les conflits religieux et les reconstructions baroques. L’adresse approximative, 5 Rue de l’Église, facilite son accès, tandis que sa propriété communale garantit sa préservation.