Frise chronologique
XIIIe siècle
Origines romanes
Origines romanes
XIIIe siècle (≈ 1350)
Fenêtre romane au clocher-porche.
après 1513
Construction du clocher-porche
Construction du clocher-porche
après 1513 (≈ 1513)
Œuvre attribuée à Guilhem Christia.
1583
Agrandissement de la nef
Agrandissement de la nef
1583 (≈ 1583)
Ajout du bas-côté nord par Bernard Labarthe.
1591-1592
Réalisation des peintures
Réalisation des peintures
1591-1592 (≈ 1592)
Décor mural de la nef (mur sud).
1868
Édification de la flèche
Édification de la flèche
1868 (≈ 1868)
Flèche octogonale ajoutée au clocher.
18 mai 1960
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
18 mai 1960 (≈ 1960)
Protection officielle de l’édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Notre-Dame (cad. A 463) : classement par arrêté du 18 mai 1960
Personnages clés
| Guilhem Christia - Maçon ou architecte |
Auteur présumé du clocher-porche (après 1513). |
| Bernard Labarthe - Maçon |
Constructeur du bas-côté nord (1583). |
| Durand - Architecte |
Responsable des travaux de 1871. |
| Marc Salvan-Guillotin - Historien de l’art |
A étudié les peintures (2002). |
Origine et histoire
L’église Notre-Dame de Bourisp, située dans les Hautes-Pyrénées en Occitanie, est un édifice principalement construit au XVIe siècle, bien que des éléments roman (comme une fenêtre à la base du clocher-porche) attestent d’une origine plus ancienne, probablement XIIIe siècle. Classée Monument Historique en 1960, elle se distingue par son vaste programme peint, rare dans les vallées d’Aure et du Louron, ainsi que par son architecture mêlant gothique tardif et ajouts ultérieurs. La nef, agrandie en 1583 par un bas-côté nord, se termine par une abside polygonale voûtée d’ogives, tandis que le chevet fut modifié aux XVIIIe et XIXe siècles pour y percer des baies.
Le décor peint, réalisé entre 1591 et 1592 pour certaines parties, couvre voûtes et murs de scènes religieuses : Jugement dernier, Sept péchés capitaux (représentés par des femmes tentées par des démons), Passion du Christ, ou encore une généalogie de la Vierge. Ces fresques, associées à des symboles des évangélistes et des Pères de l’Église, témoignent de l’importance spirituelle du lieu. L’église était aussi un lieu de pèlerinage lié à une statue miraculeuse de la Vierge, découverte selon la légende par un bœuf au lieu-dit Sescas, où elle fut édifiée. Le clocher-porche, attribué à Guilhem Christia (après 1513), et la flèche octogonale ajoutée en 1868 complètent son histoire architecturale.
L’édifice remplace une ancienne église romane dédiée à saint Orens, dont les ruines subsistèrent jusqu’au XVIIIe siècle. Jusqu’à cette époque, le vocable de la paroisse oscillait entre Saint-Orens et Notre-Dame, reflétant une double dévotion. Les transformations du XIXe siècle (1871), comme l’agrandissement des fenêtres ou la modification de la tribune par l’architecte Durand, achèvent de façonner l’église actuelle. Son classement en 1960 souligne sa valeur patrimoniale, tant pour son architecture que pour son décor peint exceptionnel, étudié par des historiens comme Marc Salvan-Guillotin (2002).