Église Notre-Dame de Brennilis dans le Finistère

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise gothique

Église Notre-Dame de Brennilis

  • 6-184 Le Bourg
  • 29690 Brennilis
Église Notre-Dame de Brennilis
Église Notre-Dame de Brennilis
Église Notre-Dame de Brennilis
Église Notre-Dame de Brennilis
Église Notre-Dame de Brennilis
Église Notre-Dame de Brennilis
Église Notre-Dame de Brennilis
Église Notre-Dame de Brennilis
Église Notre-Dame de Brennilis
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Église Notre-Dame de Brennilis
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Église Notre-Dame de Brennilis
Église Notre-Dame de Brennilis
Église Notre-Dame de Brennilis
Crédit photo : Deneza sur Wikipédia français - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1485
Construction initiale
Fin du XVe siècle
Vitraux et structure
Début du XVIe siècle
Massif occidental
1693-1694
Restauration du massif
XVIIe siècle
Restauration de la sacristie
1862
Restauration du XIXe siècle
1955
Rénovation du massif
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise et la croix de calvaire du cimetière (cad. C 1655) : classement par arrêté du 12 novembre 1914

Personnages clés

Yves Toux Procureur dont le nom est gravé dans l'angle du chœur.
Roland Doré Sculpteur attribué du calvaire et du groupe de Notre-Dame de Piété.
Alain du Chastel Propriétaire du manoir de Rusquec, armoiries visibles dans la sacristie.
Renée de Lannion Propriétaire du manoir de Rusquec, armoiries visibles dans la sacristie.

Origine et histoire de l'Église Notre-Dame

L'église Notre‑Dame de Brennilis (Finistère) forme un ensemble paroissial daté de la fin du XVe siècle, la date de 1485 étant inscrite près du maître‑autel. Construite à l'origine comme chapelle tréviale de Loqueffret, elle présente trois nefs couvertes d'une voûte en bois avec entraits et sablières sculptés; les poinçons sont ornés d'écussons peints. Le chevet a conservé d'anciens vitraux du XVe siècle consacrés à la vie de la Vierge. L'édifice aurait été érigé à la fin du XVe siècle probablement grâce aux familles nobles possédant des terres dans la paroisse — Quélen, Vieux Chastel, Coatanezre et Lézongar — et la date de 1485 ainsi que le nom du procureur Yves Toux sont gravés dans l'angle du chœur. Les armoiries des Quélen figurent à plusieurs endroits de l'édifice, notamment sur des verrières anciennes et sur la croix située au nord de l'église. Le massif occidental, comprenant portes, tour et flèche, a été élevé au début du XVIe siècle puis restauré en 1693‑1694; il porte, selon les auteurs, les noms des fabriciens Legrand et Guyomarch. L'ancien porche sud a disparu — il subsiste des traces d'arrachement et il n'existait déjà plus en 1813. La sacristie, restaurée au XVIIe siècle, affiche les armoiries d'Alain du Chastel et de Renée de Lannion, propriétaires du manoir de Rusquec en Loqueffret. Le lambris peint de couvrement, une partie de la charpente et les sablières de la nef datent du XIXe siècle, vraisemblablement de la campagne de restauration de 1862; le massif occidental a été rénové en 1955. Les photographies anciennes montrent l'édifice entouré de son enclos et d'un cimetière boisé dont les arbres disparaissent après 1960. Au début du XIXe siècle, le chanoine Abgrall la considérait comme l'une des plus belles pour son architecture et parmi les plus riches pour sa statuaire. L'intérieur comporte un calvaire et son groupe de Notre‑Dame de Piété attribué à Roland Doré (XVe siècle), ainsi qu'une statuaire ancienne de grande qualité, dont la Vierge dite Notre‑Dame de Breac‑Ellis placée dans une niche à volets; la Vierge tient l'Enfant qui porte le globe du monde et, à leurs pieds, une femme‑serpent tenant une pomme voit sa queue s'entrelacer avec la tresse de la Vierge. La niche porte l'inscription « Notre‑Dame de Breac‑Ellis », parfois traduite par « Notre‑Dame du Marais des Enfers ». L'église abrite aussi deux retables finement sculptés — celui du maître‑autel (XVIIe siècle) et celui de la chapelle sud (XVIe siècle) —, les vitraux de l'abside du XVe siècle et une croix d'argent datée de 1650. Une pierre gravée est visible dans le chœur. Jusqu'aux années 1960, le pardon se tenait le premier lundi de mai: les paroissiens venaient se recueillir devant Notre‑Dame de Brennilis et, de l'aube au soir, faisaient le tour de l'église à pied ou à genoux pour expier leurs péchés, mêlant survivances païennes et rituel chrétien.

Liens externes