Frise chronologique
XIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIe siècle (≈ 1150)
Sur emplacement temple gallo-romain
1365
Bulle papale d'Urbain V
Bulle papale d'Urbain V
1365 (≈ 1365)
Miracles et indulgences accordées
XIVe siècle
Reconstruction post-guerre de Cent Ans
Reconstruction post-guerre de Cent Ans
XIVe siècle (≈ 1450)
Destruction puis restauration partielle
1786
Fonte de la cloche
Fonte de la cloche
1786 (≈ 1786)
Don de Monsieur de Rastignac
1976
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
1976 (≈ 1976)
Inscription à l’inventaire
1990
Création de l’association de sauvegarde
Création de l’association de sauvegarde
1990 (≈ 1990)
Mobilisation pour la restauration
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise, au hameau de Camy (cad. AH 256) : inscription par arrêté du 27 avril 1976
Personnages clés
| Urbain V - Pape en Avignon (1362-1370) |
Accorde indulgences pour l’église |
| Monsieur de Rastignac - Baron de Luzech et donateur |
Finance la cloche en 1786 |
| Jean-Pierre de Lacombe de Camy - Donateur |
Contribue à la cloche |
| Marie-Françoise de Monsoulat - Donatrice |
Épouse Bonamie Duroc, finance la cloche |
Origine et histoire
L’église Notre-Dame de Camy trouve ses origines au XIe siècle, construite sur l’emplacement d’un ancien temple gallo-romain. Une bulle papale d’Urbain V en 1365 atteste de miracles survenus en ce lieu, mais l’édifice, ruiné par les guerres, fut restauré grâce aux dons des fidèles. Les conflits ultérieurs – guerres de Religion et Révolution française – causèrent d’importants dégâts, nécessitant des reconstructions partielles. La cloche, fondue en 1786, fut offerte par trois donateurs locaux, dont Monsieur de Rastignac, baron de Luzech et propriétaire du château voisin.
L’église actuelle, sobre et élégante, se distingue par sa nef unique à voûtes d’ogives (XIIe siècle), son clocher-mur et son abside couverte de lauzes. À l’intérieur, deux tableaux du XVIIIe siècle (« Saint Roch » et une «Crucifixion »), classés à l’inventaire Palissy, ornent les murs. L’édifice, entouré d’un cimetière historique, domine le hameau de Camy et le cours du Lot, offrant un cadre pittoresque marqué par des cyprès centenaires.
Classée à l’inventaire des Monuments Historiques en 1976, l’église fut sauvée de la ruine dans les années 1980-1990 par une mobilisation citoyenne. L’Association des amis de l’église de Camy, fondée en 1990, permit sa restauration, redonnant à l’édifice sa simplicité originelle. Les archives mentionnent aussi une destruction partielle lors de la guerre de Cent Ans, suivie d’une reconstruction au XIVe siècle.