Frise chronologique
1393
Début de la construction
Début de la construction
1393 (≈ 1393)
Base de la tour et chœur édifiés (bulle pontificale).
1474
Achèvement partiel
Achèvement partiel
1474 (≈ 1474)
Nef, transept bas et faux transept terminés.
1599
Reconstruction de la charpente
Reconstruction de la charpente
1599 (≈ 1599)
Suite à un incendie.
1839
Restauration de la tour
Restauration de la tour
1839 (≈ 1839)
Parties hautes reconstruites.
13 août 1990
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
13 août 1990 (≈ 1990)
Protection de l'église, du mur et de l'escalier.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Notre-Dame, le mur d'enceinte du cimetière et l'escalier d'accès l'accompagnant (cad. AB 88, 89) : classement par arrêté du 13 août 1990
Personnages clés
| Olivier Le Loergan - Sculpteur |
Auteur des sablières datées de 1474. |
| Monseigneur Le Mée - Prélat critique |
Fit retirer les reliques de saint Joevin. |
Origine et histoire
L'église Notre-Dame de Canihuel, située dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne, est un édifice emblématique dont la construction s'échelonne du 4e quart du XIVe siècle au 2e quart du XIXe siècle. Une bulle pontificale atteste de l'édification de la base de la tour et du chœur dès 1393, marquant les prémices d'un chantier qui s'achèvera partiellement en 1474 avec la nef, le transept bas et un faux transept. Les sablières, datées de cette même année, sont attribuées au sculpteur Olivier Le Loergan, tandis qu'un incendie en 1599 nécessitera la reconstruction de la charpente. Les parties hautes de la tour, quant à elles, seront rebâties en 1839, clôturant les grandes phases de transformation de l'édifice.
L'église adopte un plan en croix latine, caractérisé par une nef de cinq travées aux archivoltes reposant sur des piliers cylindriques dépourvus de chapiteaux. Flanquée de bas-côtés dotés de chapelles latérales nord et sud, elle présente un double transept et un chevet plat, typiques de l'architecture religieuse bretonne du XVe siècle. À l'origine placée sous le vocable de saint Joevin (ou Juva), elle perdra ses reliques au XIXe siècle après des doutes sur leur authenticité, soulevés par Monseigneur Le Mée. L'ensemble, incluant le mur d'enceinte du cimetière et l'escalier d'accès, est classé Monument Historique depuis le 13 août 1990, soulignant sa valeur patrimoniale.
Les sources historiques mettent en lumière le rôle central de l'église dans la vie communautaire de Canihuel, reflétant les pratiques religieuses et artisanales de la Bretagne médiévale et moderne. Les interventions successives, des sculpteurs locaux comme Le Loergan aux reconstructeurs du XIXe siècle, illustrent une continuité culturelle malgré les aléas (incendies, remaniements). Le site, propriété communale, reste un témoignage tangible des savoir-faire architecturaux et de la dévotion mariale dans cette région rurale, où les enclos paroissiaux structuraient l'espace social et sacré.