Frise chronologique
1082
Donation à l'abbaye de Saint-Victor
Donation à l'abbaye de Saint-Victor
1082 (≈ 1082)
Mention dans le cartulaire comme église paroissiale.
fin XIe siècle
Construction du chœur
Construction du chœur
fin XIe siècle (≈ 1195)
Première phase de l'édifice roman.
XIIe siècle
Ajout de la nef
Ajout de la nef
XIIe siècle (≈ 1250)
Nef à coupole octogonale et voûtes.
1507
Visite pastorale
Visite pastorale
1507 (≈ 1507)
Transfert paroissial à Saint-Michel confirmé.
XVe siècle
Chapelle latérale sud
Chapelle latérale sud
XVe siècle (≈ 1550)
Agrandissement gothique de l'édifice.
1930
Classement monument historique
Classement monument historique
1930 (≈ 1930)
Protection officielle de l'État.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Notre-Dame : classement par arrêté du 28 janvier 1930
Personnages clés
| François d'Estaing - Évêque de Rodez |
Confirme le transfert paroissial en 1507. |
Origine et histoire
L'église Notre-Dame de Castelnau-Pégayrols, située dans le département de l'Aveyron en région Occitanie, est un édifice catholique dont les origines remontent au moins au XIe siècle. Ancienne église paroissiale, elle fut mentionnée dès 1082 dans le cartulaire de l'abbaye de Saint-Victor parmi les donations de l'évêque de Rodez. À cette époque, elle dépendait de l'abbaye de Vabres et était désignée comme ecclesiam sancte Marie parrochialem. Son rôle central dans la vie religieuse locale est attesté par sa fonction initiale de paroisse, avant d'être remplacée par l'église Saint-Michel au début du XVIe siècle.
En 1507, lors d'une visite pastorale de l'évêque François d'Estaing, il est confirmé que le service paroissial avait été transféré à l'église Saint-Michel, reléguant Notre-Dame au statut de chapelle funéraire pour le cimetière adjacent. L'édifice, aujourd'hui désaffecté, fut classé monument historique en 1930. Son architecture reflète une construction en deux phases : le chœur, daté de la fin du XIe siècle, et la nef ajoutée au XIIe siècle, marquée par une coupole octogonale atypique et des voûtes en berceau. Une chapelle latérale sud fut ajoutée au XVe siècle, illustrant les évolutions stylistiques de l'édifice.
Le style de l'église rappelle celui de l'église Saint-Michel voisine, avec une façade occidentale divisée en trois arcs, bien que cette division soit purement décorative à Notre-Dame, qui ne comporte qu'une nef unique. Les peintures murales ornant le chœur, réalisées au XVIIIe siècle, témoignent des embellissements tardifs. La nef, couverte de voûtes en berceau et de doubleaux, contraste avec la coupole de la dernière travée, soutenue par des colonnes ajoutées a posteriori. Ces éléments architecturaux suggèrent des modifications successives, peut-être dictées par des contraintes structurelles ou des changements liturgiques.
L'histoire de l'église est également liée à l'organisation religieuse médiévale du Rouergue. Les chartes de 1082 révèlent son rattachement à un réseau d'églises sous l'autorité de l'abbaye de Vabres et de l'évêque de Rodez, soulignant son importance dans la structuration du pouvoir ecclésiastique local. La transition vers un rôle secondaire au XVIe siècle, puis son abandon progressif, reflètent les transformations des pratiques religieuses et démographiques de la région. Son classement en 1930 a permis de préserver ce témoignage des époques romane et gothique en Aveyron.