Frise chronologique
vers 1130
Construction de l'abside
Construction de l'abside
vers 1130 (≈ 1130)
Première phase romane de l'édifice.
vers 1150-1160
Réalisation du portail sud
Réalisation du portail sud
vers 1150-1160 (≈ 1155)
Portail classé parmi les plus beaux de Gironde.
XIVe siècle
Transformations majeures
Transformations majeures
XIVe siècle (≈ 1450)
Modifications architecturales médiévales.
1867
Restauration et remaniement
Restauration et remaniement
1867 (≈ 1867)
Ajout d'éléments néo-romans comme le chapiteau du serpent.
1er décembre 1908
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
1er décembre 1908 (≈ 1908)
Protection intégrale de l'église.
1990-2000
Campagne de restauration
Campagne de restauration
1990-2000 (≈ 1995)
Rénovation globale de l'édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par arrêté du 1er décembre 1908
Personnages clés
| Léo Drouyn - Historien et dessinateur |
A étudié et décrit le portail en 1845. |
| C. Bougoux - Spécialiste d'iconographie romane |
A analysé les chapiteaux du portail. |
Origine et histoire
L'église Notre-Dame de Castelviel, située dans le département de la Gironde en Nouvelle-Aquitaine, est un édifice religieux catholique dont les origines remontent au XIIe siècle. Son abside et son portail datent d'environ 1130-1160, tandis que des transformations majeures ont eu lieu au XIVe siècle. L'église a subi des restaurations significatives en 1867 et dans les années 1990-2000. Elle se distingue par une orientation légèrement déviée vers le nord et une architecture marquée par des contreforts obliques, un chevet plat dissimulant un escalier, et une façade ouest surmontée d'un clocher-mur.
Le portail sud, considéré comme le plus bel exemple de sculpture romane en Gironde, est orné de cinq voussures et de chapiteaux illustrant des scènes moralisatrices, comme la danse lascive, la décapitation de Jean-Baptiste, ou les travaux des mois liés au zodiaque. Ces sculptures, d'inspiration saintongeaise, mêlent symboles religieux et allégories des péchés capitaux. À l'intérieur, l'église abrite un tableau italien de 1610, un autel baroque de 1853, et deux cloches datées de 1556 et 1994. Classée Monument Historique en 1908, elle incarne un patrimoine architectural et iconographique remarquable.
L'iconographie du portail, étudiée par des historiens comme Léo Drouyn et C. Bougoux, révèle une riche symbolique médiévale. Les voussures extérieures représentent les tireurs de corde (allégorie du combat entre Vertus et Vices), les sept péchés capitaux, et un zodiaque corélé aux travaux agricoles saisonniers. Les modillons et chapiteaux, bien que partiellement érodés ou restaurés au XIXe siècle, offrent un témoignage unique des croyances et de la vie quotidienne au Moyen Âge. L'église, propriété de la commune, reste un lieu de culte et un site patrimonial ouvert à la visite.
Les transformations architecturales incluent la démolition d'une chapelle gothique au XIXe siècle et l'ajout d'éléments néo-romans lors des restaurations. La charpente ouvragée de la nef, initialement conçue pour rester apparente, et le chevet voûté en berceau soulignent l'évolution stylistique de l'édifice. Les éléments protégés incluent l'ensemble de l'église, classée pour son intérêt historique et artistique exceptionnel.
Le site de Castelviel, traversé par la route départementale D128, place l'église au cœur du village, reflétant son rôle central dans la vie communautaire depuis le Moyen Âge. Les sources disponibles, incluant Wikipedia, Monumentum, et les bases Mérimée, confirment son importance dans le patrimoine religieux et architectural girondin. Les descriptions détaillées du portail et de ses sculptures en font une référence pour l'étude de l'art roman en Aquitaine.