Frise chronologique
1140
Sculptures du porche
Sculptures du porche
1140 (≈ 1140)
Chapiteaux à motifs entrelacés et figures.
XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIe siècle (≈ 1250)
Édifice roman originel et porche-galerie.
1539
Modification du chœur
Modification du chœur
1539 (≈ 1539)
Date gravée sur le chœur.
XVIIe siècle
Anges céroféraires
Anges céroféraires
XVIIe siècle (≈ 1750)
Groupe sculpté conservé.
1862
Classement monument historique
Classement monument historique
1862 (≈ 1862)
Protection par liste officielle.
1914-1918
Dégâts de la Première Guerre
Dégâts de la Première Guerre
1914-1918 (≈ 1916)
Nef restaurée après destructions.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par liste de 1862
Personnages clés
| Nicaise de Reims - Saint patron |
Dédicataire de l’église avec Notre-Dame. |
Origine et histoire
L’église Notre-Dame de Cauroy-lès-Hermonville, située dans le village du même nom en région Grand Est, est un édifice d’architecture romane dont les origines remontent au XIIe siècle. Elle dépendait historiquement de l’Hôtel-Dieu de Reims et est dédiée à Nicaise de Reims et à Notre-Dame. Classée aux monuments historiques dès 1862, elle a subi d’importants dégâts pendant la Première Guerre mondiale, nécessitant une restauration partielle, notamment pour sa nef charpentée, qui conserve encore des têtes sculptées de cette époque.
La structure a préservé des éléments romans marquants, comme sa tour à la croisée du transept et un porche-galerie parmi les plus anciens de la région. Ce porche, datant de 1140, arbore des chapiteaux ornés de motifs variés (rubans entrelacés, palmettes, animaux, figures humaines), dont certaines scènes pourraient représenter Samson et Dalila. À l’origine, l’entrée se faisait par les ouvertures latérales, l’ouverture centrale étant postérieure. Le chœur, quant à lui, porte la date de 1539, témoignant de modifications ultérieures.
Le mobilier de l’église inclut des pièces remarquables ayant survécu aux destructions, comme un groupe de quatre anges céroféraires du XVIIe siècle et un retable de 1547. Ces éléments illustrent l’évolution artistique et religieuse du lieu, entre héritage médiéval et ajouts Renaissance. L’édifice, propriété de la commune, reste un témoignage architectural et historique majeur de la Marne, lié à la fois au patrimoine chrétien et aux bouleversements du XXe siècle.