Crédit photo : Mairie de Cazalrenoux - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
Frise chronologique
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale XIIe siècle (≈ 1250)
Édification de l'abside, de la première travée de la nef et du portail.
XIIIe ou XIVe siècle
Surélévation défensive
Surélévation défensive XIIIe ou XIVe siècle (≈ 1450)
Surélévation générale de l'édifice et ajout d'embrasures à mousquets.
XVIIe siècle
Construction du clocheton
Construction du clocheton XVIIe siècle (≈ 1750)
Bâtiment ou reconstruction du clocher-mur à trois baies.
XIXe siècle
Ajout des chapelles
Ajout des chapelles XIXe siècle (≈ 1865)
Construction des chapelles nord et des sacristies sud.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Ensemble de l'église, à l'exception des chapelles latérales et sacristies : inscription par arrêté du 27 avril 1948
Origine et histoire de l'Église Notre-Dame
L'église Notre-Dame de Cazalrenoux, située dans la commune de Cazalrenoux (Aude, Occitanie), dépendait autrefois du diocèse de Toulouse, puis, à partir de 1295, du diocèse de Pamiers, enfin de celui de Mirepoix en 1317. L'ensemble de l'édifice, à l'exception des chapelles latérales et des sacristies, a été inscrit au titre des monuments historiques en 1948. L'église présente une nef voûtée en berceau sur doubleaux et une abside semi-circulaire voûtée en cul-de-four ; les murs sont renforcés au sud par quatre contreforts sans liaison avec le mur et, à l'est, par un puissant contrefort axial. Ces renforcements tiennent à la pente du terrain du nord au sud et à la surélévation de l'édifice dans un but défensif, l'église étant adossée aux remparts par l'ouest. Lors de cette surélévation, les murs de l'abside ont été élevés d'environ quatre mètres au-dessus des voûtes et raccordés extérieurement à la nef par des murs obliques. L'étage fortifié au-dessus des voûtes est largement aéré par des embrasures à mousquets, probablement aménagées après la fortification. Entre le mur du fond et le second arc doubleau se développe une frise sculptée ornée de damiers, rinceaux et boucles. Le portail, situé au sud de la dernière travée, a des montants surmontés d'une imposte sculptée qui se prolonge en frise sur le parement extérieur. Le mur occidental est couronné d'un petit clocher-mur à trois baies, réparties sur deux niveaux. L'abside et la première travée de la nef constituent les parties les plus anciennes ; les deux autres travées et le portail pourraient dater du XIIe siècle. La surélévation générale de l'édifice ne semble pas postérieure aux XIIIe ou XIVe siècles, à l'exception des embrasures. Les contreforts extérieurs ont probablement été rendus nécessaires par cette surcharge sur une assiette insuffisante ; ils existaient déjà en 1731. Le clocheton a été bâti ou reconstruit au XVIIe siècle au plus tôt. Les chapelles nord et les sacristies sud sont des additions du XIXe siècle.