Frise chronologique
VIIe siècle
Fondation monastique
Fondation monastique
VIIe siècle (≈ 750)
Monastère féminin fondé par le comte d'Auvergne.
Fin Xe ou milieu XIe siècle
Construction romane initiale
Construction romane initiale
Fin Xe ou milieu XIe siècle (≈ 1161)
Nef et massif occidental édifiés.
XIIe siècle
Agrandissement majeur
Agrandissement majeur
XIIe siècle (≈ 1250)
Chevet, porche et voûtes ajoutés.
1840
Classement monument historique
Classement monument historique
1840 (≈ 1840)
Première protection officielle en France.
XIXe siècle
Reconstruction du clocher
Reconstruction du clocher
XIXe siècle (≈ 1865)
Remplacement après destruction révolutionnaire.
Années 1920
Restauration du massif occidental
Restauration du massif occidental
Années 1920 (≈ 1920)
Modifications pour retrouver l’aspect originel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par liste de 1840
Personnages clés
| Comte d'Auvergne (VIIe siècle) - Fondateur du monastère |
Cofondateur avec l’évêque de Clermont. |
| Évêque de Clermont (VIIe siècle) - Cofondateur du monastère |
Associé à la règle monastique mixte. |
| Anne Courtillé - Archéologue |
Conteste la datation initiale (Xe siècle). |
| Patrick Perry - Historien de l’art |
Auteur d’une étude sur l’église (2000). |
| Dominique de Larouzière-Montlosier - Spécialiste de l’art roman |
A analysé sa transition architecturale. |
Origine et histoire
L’église Notre-Dame de Chamalières, située dans le Puy-de-Dôme, trouve ses racines dans une occupation religieuse ancienne. Dès le VIIe siècle, un monastère féminin y est fondé par le comte d’Auvergne et l’évêque de Clermont, sous une règle inspirée de Benoît, Césaire et Colomban. Au Xe siècle, une église dédiée à Notre-Dame est occupée par seize chanoines réguliers, avant d’accueillir une paroisse au XIIe siècle. L’édifice actuel, construit sur des vestiges gallo-romains, marque l’une des premières réalisations romanes en Auvergne, avec une nef et un massif occidental datant de la fin du Xe ou du milieu du XIe siècle, selon les débats archéologiques.
Au XIIe siècle, l’église est agrandie : le chevet à quatre chapelles rayonnantes, le porche et les voûtes sont ajoutés, consolidant son style roman. Le clocher octogonal, érigé au XIXe siècle, remplace celui détruit pendant la Révolution. Une restauration majeure dans les années 1920 modifie profondément le massif occidental pour retrouver son aspect originel. Classée monument historique dès 1840, l’église se distingue par son arkose blonde mêlée de pierre volcanique noire, ses cinquante-trois pierres tombales (de 1281 à 1803) et ses chapiteaux romans sculptés.
Le mobilier inclut un confessionnal du XVIIe siècle, témoin des évolutions liturgiques. Les études archéologiques, comme celles d’Anne Courtillé ou Patrick Perry, soulignent l’importance de ce site pour comprendre la transition architecturale entre le Xe et le XIIe siècle en Auvergne. Les sources, dont le Bulletin monumental (1895) ou les travaux de Dominique de Larouzière-Montlosier, documentent son rôle dans le paysage religieux médiéval.