Frise chronologique
XIIe siècle (3e quart)
Construction initiale
Construction initiale
XIIe siècle (3e quart) (≈ 1250)
Édifice roman sur site carolingien présumé.
1722–1725
Restauration majeure
Restauration majeure
1722–1725 (≈ 1724)
Nef et fenêtres refaites, style baroque.
7 mars 1908
Classement MH
Classement MH
7 mars 1908 (≈ 1908)
Protection de l’église entière.
6 décembre 1965
Classement de l’orgue
Classement de l’orgue
6 décembre 1965 (≈ 1965)
Partie instrumentale protégée.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Fin XXe siècle
Restauration post-incendie
Restauration post-incendie
Fin XXe siècle (≈ 2095)
Réparation des dégâts modernes.
Patrimoine classé
Eglise : classement par arrêté du 7 mars 1908
Personnages clés
| Charlemagne - Empereur carolingien |
Légende de fondation du site. |
| Jean-Claude Sommier - Curé et archevêque |
Dirigea les restaurations du XVIIIe. |
| Nicolas Dupont - Facteur d’orgues |
Auteur de l’orgue classé (1781). |
| Jacquot Jeanpierre - Facteur d’orgues |
Transforma l’orgue en 1871. |
Origine et histoire
L’église Notre-Dame de Champ-le-Duc, construite au XIIe siècle (peut-être fin du 3e quart), est un édifice roman érigé sur l’emplacement présumé d’une villa carolingienne attribuée à Charlemagne. Elle fut le cœur d’une paroisse influente regroupant 34 villages et 7 églises annexes. Son importance historique tient aussi à son statut de principauté ecclésiastique accordée par le pape à Jean-Claude Sommier, archevêque de Césarée, alors curé de la paroisse (1696–1737). L’église a subi des restaurations majeures aux XVIIIe siècle (1722–1725), après la Seconde Guerre mondiale, et à la fin du XXe siècle suite à un incendie.
L’architecture romane de l’église, en grès local, se distingue par une nef non voûtée, un transept surélevé, et une abside semi-circulaire flanquée d’absidioles tronquées au XVIIIe siècle. Le clocher, à deux étages, présente des baies géminées typiques. La nef, reconstruite en 1722–1725, a remplacé ses baies romanes par de grandes fenêtres en verre blanc de Porcieux, tandis que le porche fut renforcé par des arcs-boutants en 1727. Le carré du transept, voûté d’ogives (l’une des plus anciennes de la région), supporte le clocher. Les pierres des restaurations du XVIIIe proviennent de carrières locales, dont celle de Fisménil.
Classée monument historique en 1908, l’église abrite un mobilier protégé : un orgue de Nicolas Dupont (1781), classé en 1965, des fonts baptismaux du XVIe siècle, et un autel-tombeau du XVIIIe. Son histoire reflète son rôle central dans la vallée de la Vologne, préexistant à la ville de Bruyères. Les modifications des XVIIIe et XXe siècles ont préservé son caractère roman tout en adaptant son intérieur aux goûts baroques, comme en témoignent les vitraux et les voûtes d’arêtes du chœur.
Les curés marquants incluent Jean-Claude Sommier (1696–1737), figure clé des transformations du XVIIIe siècle, et René Simon (1910–1923), période proche des restaurations post-Seconde Guerre mondiale. Les carrières locales, situées à 2–3 km, ont fourni les matériaux pour la construction et les restaurations, illustrant l’ancrage territorial de l’édifice. Aujourd’hui, l’église reste un témoignage majeur de l’art roman vosgien, alliant sobriété architecturale et riche histoire paroissiale.