Frise chronologique
vers 942
Fondation de la chapelle Sainte-Marie
Fondation de la chapelle Sainte-Marie
vers 942 (≈ 942)
Création par Théotolon, archevêque de Tours.
943
Confirmation royale des droits
Confirmation royale des droits
943 (≈ 943)
Diplôme de Louis d'Outremer pour l'abbaye Saint-Julien.
fin XIIe siècle
Construction de la nef et du chœur
Construction de la nef et du chœur
fin XIIe siècle (≈ 1295)
Agrandissement et couverture charpentée.
début XIIIe siècle
Édification du clocher-porche
Édification du clocher-porche
début XIIIe siècle (≈ 1304)
Prolongement ouest de la nef.
15 avril 1778
Incendie du clocher
Incendie du clocher
15 avril 1778 (≈ 1778)
Foudre et fusion des cloches.
18 juin 1962
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
18 juin 1962 (≈ 1962)
Protection officielle de l'édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. D 69) : inscription par arrêté du 18 juin 1962
Personnages clés
| Théotolon - Archevêque de Tours (931–975) |
Fondateur de la chapelle en 942. |
| Louis d'Outremer - Roi des Francs (936–954) |
Confirme les droits en 943. |
Origine et histoire
L’église Notre-Dame de Cigogné trouve ses origines vers 942, lorsque Théotolon, archevêque de Tours, fonde une chapelle dédiée à Sainte-Marie sur le site de Villa Ciconiacum. Ce lieu de culte primitif, confirmé par un diplôme royal en 943, subsiste partiellement dans le mur nord de la nef actuelle. La chapelle, intégrée aux dépendances de l’abbaye Saint-Julien de Tours, marque la naissance du bourg environnant.
Au XIIe siècle, la nef est agrandie et dotée d’une charpente, tandis que le chœur est construit avant la fin du siècle. Le clocher-porche, érigé au début du XIIIe siècle, prolonge la nef à l’ouest et devient un élément architectural majeur. La porte romane de la nef, ornée de sculptures végétales et de quatre-feuilles, ainsi que ses chapiteaux décorés, témoignent de cette période faste. Le mur nord conserve des vestiges en petit appareil de l’édifice du Xe siècle.
L’église échappe aux destructions des Guerres de religion et de la Révolution française, mais subit des dommages en 1778 lorsque la foudre provoque l’incendie du clocher, faisant fondre les cloches. En 1790, la nef est restaurée : sa charpente est recouverte d’un lambris enduit de plâtre. Le 18 juin 1962, l’édifice est inscrit à l’inventaire des monuments historiques, reconnaissant sa valeur patrimoniale.
Architecturalement, l’église allie simplicité et élégance : une nef romane sans bas-côtés, un chœur voûté d’ogives aux chapiteaux sculptés (animaux et feuillages stylisés), et un clocher-porche aux contreforts massifs. La façade ouest, partiellement masquée par le clocher, conserve une porte en plein-cintre aux voussures décorées. Le chevet plat, éclairé par une baie triple, et l’absence de transept soulignent la sobriété de l’ensemble.
En 2014, l’église Notre-Dame reste un lieu de culte actif, intégrée à la paroisse Saint-Jacques du Val-de-Cher. Son emplacement central, face à la mairie et près du donjon de Cigogné, en fait un repère historique et social pour la commune. Les restaurations successives, comme celle de la charpente ou la réfection du clocher après l’incendie, illustrent son entretien continu depuis plus d’un millénaire.