Frise chronologique
XVe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XVe siècle (≈ 1550)
Édifice gothique et ville fortifiée.
XVIIe siècle
Destruction du château
Destruction du château
XVIIe siècle (≈ 1750)
Protection disparue pour le village.
1789 (Rvolution)
Intégration du mobilier
Intégration du mobilier
1789 (Rvolution) (≈ 1789)
Provenant de l’abbaye de Boulbonne.
9 juillet 1984
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
9 juillet 1984 (≈ 1984)
Protection officielle de l’église.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. AL 273) : classement par arrêté du 9 juillet 1984
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
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Origine et histoire
L’église Notre-Dame de Cintegabelle, classée Monument Historique en 1984, trouve ses origines au XVe siècle, une époque où Cintegabelle était une ville fortifiée stratégique au bord de l’Ariège, protégée par un château aujourd’hui disparu (détruit au XVIIe siècle). Ce village, marqué par les guerres de Religion, voit son église dotée d’une nef unique divisée par des arcs diaphragmes brisés et des voûtes ornées de liernes et tiercerons. Les chapelles latérales, dont la plus ancienne occupe l’angle nord-ouest, témoignent de son évolution architecturale.
Au XVIIIe siècle, l’édifice intègre des éléments de style Directoire, notamment dans le chœur à cinq pans, où des stalles et des lambris viennent enrichir l’espace. La Révolution française lui apporte une partie du mobilier de l’abbaye de Boulbonne, démantelée à cette période. Le clocher, caractéristique, repose sur une tour carrée et s’élève en trois étages octogonaux. À l’extérieur, un chemin de ronde domine l’ensemble, rappelant le passé défensif du site.
L’église se distingue par ses vitraux représentant les apôtres, logés dans des fenêtres à remplage flamboyant, et par son statut de propriété communale. Son architecture mêle ainsi héritage médiéval (arcs brisés, voûtes gothiques) et ajouts classiques (décor Directoire), reflétant les bouleversements historiques de la région, des conflits religieux aux réaménagements révolutionnaires.