Frise chronologique
Vers 831
Propriété de l'abbaye Saint-Martin de Tours
Propriété de l'abbaye Saint-Martin de Tours
Vers 831 (≈ 831)
Première mention historique de l'église.
Fin Xe siècle
Cession à l'abbaye de Saint-Hilaire de Poitiers
Cession à l'abbaye de Saint-Hilaire de Poitiers
Fin Xe siècle (≈ 1095)
Don par Guillaume II Fier à Bras.
XIe siècle
Construction de l'église paroissiale
Construction de l'église paroissiale
XIe siècle (≈ 1150)
Remplacement de l'édifice primitif.
Début XIIe siècle
Reconstruction après incendie
Reconstruction après incendie
Début XIIe siècle (≈ 1204)
Ajout des voûtes en berceau.
XVe siècle
Ajout d'un bas-côté
Ajout d'un bas-côté
XVe siècle (≈ 1550)
Agrandissement pour la communauté.
2 août 1881
Classement monument historique
Classement monument historique
2 août 1881 (≈ 1881)
Début des restaurations majeures.
1885-1895
Restauration de l'édifice
Restauration de l'édifice
1885-1895 (≈ 1890)
Travaux structurels et conservation.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par arrêté du 2 août 1881
Personnages clés
| Guillaume II Fier à Bras - Duc d'Aquitaine |
Cède l'église à Saint-Hilaire de Poitiers. |
Origine et histoire
L'église Notre-Dame de Courcôme, située dans le département de la Charente, est un édifice religieux dont les origines remontent au Haut Moyen Âge. Initialement propriété de l'abbaye Saint-Martin de Tours vers 831, elle passe ensuite sous la domination du Comte de Poitiers puis du Duc d'Aquitaine. À la fin du Xe siècle, Guillaume II Fier à Bras, duc d'Aquitaine, cède l'église et ses terres à l'abbaye de Saint-Hilaire de Poitiers. Ce monument, marqué par plusieurs reconstructions, conserve aujourd'hui des éléments architecturaux majeurs des XIe, XIIe et XVe siècles.
La construction de l'église paroissiale actuelle débute au XIe siècle, remplaçant un édifice primitif dont il ne subsiste que le mur nord de la nef. Un incendie au début du XIIe siècle entraîne une reconstruction majeure, avec l'ajout de voûtes en berceau et de chapiteaux sculptés, caractéristiques de l'art roman. Les croisillons et les absidioles sont ajoutés lors de phases ultérieures, toujours à l'époque romane. Au XVe siècle, un bas-côté est construit pour répondre à l'accroissement de la communauté paroissiale, modifiant partiellement la structure initiale.
Classée monument historique par arrêté du 2 août 1881, l'église Notre-Dame de Courcôme fait l'objet de restaurations significatives entre 1885 et 1895. Ces travaux permettent notamment de résoudre des désordres structurels en supprimant les voûtes gothiques et en rétablissant le contrebutement des voûtes romanes. L'édifice est dédié à la Vierge Marie, en son Assomption, et abrite une Vierge à l'Enfant du XIIIe siècle dans son absidiole sud. Son clocher carré, surmontant une coupole octogonale, et sa façade ornée de chapiteaux et modillons remarquables, en font un exemple emblématique de l'architecture romane en Nouvelle-Aquitaine.
L'église est particulièrement réputée pour ses 40 chapiteaux romans des XIe et XIIe siècles, dont les sculptures symboliques font l'objet d'études et de débats depuis le début du XXe siècle. Ces éléments artistiques, associés à son histoire médiévale complexe, soulignent l'importance patrimoniale de ce monument. Aujourd'hui, l'église Notre-Dame de Courcôme reste un témoignage majeur de l'art et de l'histoire religieuse de la région, tout en continuant d'attirer l'attention des historiens et des visiteurs.