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Église Notre-Dame de Coust dans le Cher

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise Eglise romane

Église Notre-Dame de Coust

  • 14 Place de l Église
  • 18210 Coust
Église Notre-Dame de Coust
Église Notre-Dame de Coust
Église Notre-Dame de Coust
Église Notre-Dame de Coust
Église Notre-Dame de Coust
Église Notre-Dame de Coust
Église Notre-Dame de Coust
Église Notre-Dame de Coust
Église Notre-Dame de Coust
Église Notre-Dame de Coust
Église Notre-Dame de Coust
Église Notre-Dame de Coust
Église Notre-Dame de Coust
Église Notre-Dame de Coust
Église Notre-Dame de Coust
Crédit photo : Julien Descloux - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
18210 Coust, 14 Place de l Église

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Fondation bénédictine
1732
Modifications liturgiques
2 juin 1911
Classement Monument Historique
1926
Fermeture de la cure
2010
Restauration de l’escalier
2012
Ouverture exceptionnelle
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise (cad. AB 33) : classement par arrêté du 2 juin 1911

Personnages clés

Frédéric Jérôme de La Rochefoucauld - Archevêque de Bourges Ordonna des modifications en 1732.
Abbé Le Amelot - Dernier curé résident Parti en retraite en 1926.
Pierre Morimard - Curé de Coust en 1732 Accueillit l’archevêque pour les modifications.
Jean Baffier - Sculpteur et folkloriste Recueillit des récits locaux sur l’église.

Origine et histoire de l'Église Notre-Dame

L’église Notre-Dame de Coust, située dans le département du Cher, fut fondée au XIIe siècle par les Bénédictines de l’abbaye de Charenton, qui y établirent un prieuré. Son architecture romane, marquée par une nef unique, un chœur voûté en berceau et une abside en cul-de-four, reflète cette origine monastique. Le clocher carré, ajouté à la fin du XIIe ou au début du XIIIe siècle, domine l’édifice avec sa flèche octogonale en pierre, remplacée ultérieurement.

Au XVIIIe siècle, l’archevêque de Bourges Frédéric Jérôme de La Rochefoucauld ordonna en 1732 des modifications, dont la destruction d’un autel sous le clocher et l’embellissement de l’autel du chœur. Le dernier curé résident, l’abbé Le Amelot, partit en retraite en 1926, entraînant la fermeture définitive de la cure. Depuis les années 2000, l’église n’est ouverte que pour des célébrations ponctuelles, comme la Saint-Vincent, ou lors des Journées du patrimoine, comme en 2012.

Classée Monument Historique en 1911, l’église conserve des éléments remarquables : des vitraux du XIXe siècle, des fonts baptismaux de la même époque, et une voûte du chœur ornée de traces de polychromie médiévale, dont des frises de palmes, fleurs de lys, livres et calices. Le clocher abrite quatre cloches, dont trois datent du XIXe siècle. À l’extérieur, des modillons sculptés de têtes humaines et animales soutiennent la corniche, tandis que des stries sur les pierres évoquent des pratiques de pèlerins ou d’agriculteurs.

L’édifice, d’une longueur totale de 28 mètres, comprend aussi un « caquetoire », porche couvert restauré récemment, et une sacristie latérale. Les restaurations successives, comme l’escalier en chêne de Tronçais installé en 2010, témoignent d’efforts pour préserver ce patrimoine. Les récits locaux, comme ceux recueillis par Jean Baffier, soulignent l’attachement des habitants à ce clocher de pierre, symbole du bourg.

Architecturalement, l’église allie des caractéristiques romanes (arcades, pilastres carrés) et des ajouts gothiques ou néo-romans, comme l’arc du chœur ou les autels du XIXe siècle. L’abside, voûtée en cul-de-four, est éclairée par des vitraux représentant la Vierge, Jésus et Saint Joseph. Une fresque médiévale, découverte en 1980 sous un ciel étoilé peint, rappelle l’ancienne décoration de l’édifice.

Liens externes

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