Frise chronologique
1235
Donation seigneuriale
Donation seigneuriale
1235 (≈ 1235)
Aymeric de Gourdon cède des terres aux Grandmontains.
1237
Fondation du prieuré
Fondation du prieuré
1237 (≈ 1237)
Installation des moines à Dégagnazès.
vers 1260
Fonte de la cloche
Fonte de la cloche
vers 1260 (≈ 1260)
L’une des plus anciennes cloches de France.
1295
Apogée du prieuré
Apogée du prieuré
1295 (≈ 1295)
Six religieux présents avant déclin.
1317
Rattachement à Francour
Rattachement à Francour
1317 (≈ 1317)
Décision du pape Jean XXII.
1679
Effondrement partiel
Effondrement partiel
1679 (≈ 1679)
Voûte de la nef s’écroule.
XIXe siècle
Restauration paroissiale
Restauration paroissiale
XIXe siècle (≈ 1865)
Nouvelle façade, clocher et voûte refaite.
1926
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
1926 (≈ 1926)
Protection officielle de l’édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise de Degagnazés : inscription par arrêté du 10 juin 1926
Personnages clés
| Aymeric de Gourdon - Seigneur de Peyrilles |
Donateur des terres en 1235. |
| Amagne de Gourdon - Épouse d’Aymeric |
Codonatrice du prieuré grandmontain. |
| Pons d’Antejac - Évêque de Cahors |
Approuve la donation en 1235. |
| Bernard de Gandalmar - Prieur général de Grandmont |
Décède au prieuré en 1291. |
| Jean XXII - Pape (1316-1336) |
Rattache le prieuré à Francour. |
Origine et histoire
L’église Notre-Dame de Degagnazés, initialement dédiée à Notre-Dame-de-la-Compassion, fut édifiée comme église priorale pour l’ordre de Grandmont. En 1235, Aymeric de Gourdon, seigneur de Peyrilles, et son épouse Amagne cédèrent des terres à Dégagnazès à cet ordre religieux, avec l’aval de l’évêque de Cahors, Pons d’Antejac. Les moines grandmontains s’y installèrent en 1237, transformant un site marécageux en terre cultivable. L’église, de style roman, date de la fin du XIe ou du début du XIIe siècle, tandis que sa cloche, fondée vers 1260, compte parmi les plus anciennes de France. Le prieuré connut son apogée avec six religieux en 1295, avant d’être rattaché au prieuré de Francour en 1317 par le pape Jean XXII.
En 1679, l’effondrement partiel de la voûte de la nef marqua le déclin du prieuré, dont les bâtiments conventuels furent partiellement détruits. Au XVIIIe siècle, l’église fut remise hors d’eau pour abriter des statues et reçut un décor pictural dans le chœur, dédié à la Vierge Marie, en remerciement de miracles locaux. Devenue paroissiale au XIXe siècle, elle subit d’importantes restaurations : reconstruction de la voûte, ajout d’une nouvelle façade et d’un clocher à l’ouest, tandis que l’aile orientale des bâtiments conventuels fut convertie en habitation privée en 1842.
L’édifice, caractérisé par une abside semi-circulaire voûtée en cul-de-four et un portail ouest orné de chapiteaux sculptés, conserve des vestiges des murs d’enceinte médiévale. Classée Monument Historique en 1926, l’église témoigne de l’influence de l’ordre de Grandmont en Occitanie et de l’évolution architecturale d’un site monastique devenu lieu de culte paroissial. Son histoire reflète aussi les transformations sociales et religieuses de la région, des donations seigneuriales du XIIIe siècle aux restaurations modernes.