Frise chronologique
1486-1487
Chapelle sud datée par dendrochronologie
Chapelle sud datée par dendrochronologie
1486-1487 (≈ 1487)
Consacrée à Notre-Dame de Délivrance.
1510-1520
Reconstruction chapelle privative de Rohan
Reconstruction chapelle privative de Rohan
1510-1520 (≈ 1515)
Seul espace voûté de l’église.
début XVIe siècle
Construction façade sud et porche
Construction façade sud et porche
début XVIe siècle (≈ 1604)
Éléments architecturaux les plus anciens conservés.
1733
Reconstruction façade nord et nef
Reconstruction façade nord et nef
1733 (≈ 1733)
Campagne de travaux majeure au XVIIIe.
1751
Construction du clocher-porche
Construction du clocher-porche
1751 (≈ 1751)
Tour surmontée d’un clocher polygonal.
1791
Construction du nouveau chevet
Construction du nouveau chevet
1791 (≈ 1791)
Destiné au mobilier de Bon Repos.
2 mars 1912
Classement croix du cimetière
Classement croix du cimetière
2 mars 1912 (≈ 1912)
Protection du socle datant de 1767.
10 juin 1986
Classement partiel de l’église
Classement partiel de l’église
10 juin 1986 (≈ 1986)
Reconnaissance comme monument historique.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Croix du cimetière : classement par arrêté du 2 mars 1912 ; Eglise (cad. AD 60bis) : classement par arrêté du 10 juin 1986
Personnages clés
| Jean II de Rohan - Vicomte et mécène |
Commanditaire des embellissements (fin XVe siècle). |
| Geoffroy de Rohan - Vicomte et donateur |
Cité dans une donation de 1285. |
| G. Ourry - Forgeron |
Auteur de la grille en fer forgé (1773). |
| Raphaël Donguy - Peintre |
Auteur du décor de la fausse voûte (1858). |
| Paul Guibé - Sculpteur |
Créateur des retables néo-gothiques (1865-1868). |
| Victor Boner - Peintre |
Auteur de la toile du chœur (1936). |
Origine et histoire
L'église Notre-Dame de Délivrance du Quillio, située dans les Côtes-d'Armor en Bretagne, est un édifice religieux dont les parties les plus anciennes remontent au début du XVIe siècle, tandis que la majorité de la structure actuelle date du XVIIIe siècle. Avant la Révolution, elle était une annexe de la paroisse de Merléac et abritait un pèlerinage marial réputé. Son architecture combine un plan en croix latine, un chevet polygonal, et un clocher polygonal surmontant une tour à l’ouest. La façade sud et le porche, datés du XVIe siècle, contrastent avec la nef, la tour et le chœur, reconstruits respectivement en 1733, 1751 et 1791. L’église est entourée d’un placître au sud, typique des enclos paroissiaux bretons.
L’histoire de l’église est marquée par son lien avec la famille de Rohan, visible dans les armes sculptées du transept nord et la chapelle privative reconstruite vers 1510-1520. Cette chapelle, unique espace voûté, abrite une crédence liturgique rare et une porte blindée protégeant l’accès à la chambre du trésor. Le porche-calvaire, édifié vers 1460-1470, et la chapelle sud, datée de 1486-1487, témoignent de campagnes d’embellissement menées sous Jean II de Rohan. Au XVIIIe siècle, l’église subit d’importants remaniements, dont la construction du clocher-porche en 1751 et d’un nouveau chevet en 1791 pour accueillir le mobilier de l’abbaye de Bon Repos.
Classée partiellement aux monuments historiques depuis 1986, l’église conserve des éléments remarquables comme des décors peints des XVIIe et XIXe siècles, dont ceux redécouverts en 2017 dans la chapelle sud. Parmi eux, une représentation rare de la Vierge enceinte, datant des années 1500, orne le mur oriental de cette chapelle. Le calvaire de l’enclos, érigé vers 1530, et la grille en fer forgé de 1773, signée par le forgeron G. Ourry, complètent cet ensemble architectural. Les restaurations des XIXe et XXe siècles, notamment celles de 1920-1921 et des années 1980, ont permis de préserver ce patrimoine, aujourd’hui propriété de la commune du Quillio.
La croix du cimetière, classée dès 1912, ne conserve que son socle datant de 1767, tandis que l’église elle-même a été classée en 1986 pour son intérêt historique et architectural. Les campagnes de décoration intérieure, comme les retables néo-gothiques de Paul Guibé (1865-1868) ou la toile de Victor Boner (1936) ornant le chœur, illustrent l’évolution artistique et religieuse du monument. Les matériaux utilisés, granite pour la façade sud et schiste pour la chapelle nord, reflètent les ressources locales et les techniques de construction bretonnes des époques médiévale et moderne.