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Frise chronologique
1136
Départ de Geoffroy de Loriol
Départ de Geoffroy de Loriol
1136 (≈ 1136)
Fondateur quitte l'abbaye pour Bordeaux
XIIIe siècle
Remaniement de la façade
Remaniement de la façade
XIIIe siècle (≈ 1350)
Ajout d'une fenêtre gothique obstruée
1790
Plafond actuel installé
Plafond actuel installé
1790 (≈ 1790)
Remplacement après destruction de la voûte
1840
Classement monument historique
Classement monument historique
1840 (≈ 1840)
Première liste des MH en France
1988-1989
Nouvelle charpente en bois
Nouvelle charpente en bois
1988-1989 (≈ 1989)
Remplacement de la voûte en brique
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par liste de 1840
Personnages clés
| Geoffroy de Loriol - Fondateur de l'abbaye |
Parti en 1136 pour Bordeaux |
| François Ardillon - Abbé au XIIIe siècle |
Écusson visible sur la bretèche |
| Coline Fabre - Maître verrier (1995-1999) |
Auteur des vitraux abstraits |
Origine et histoire
L'église Notre-Dame de Fontaine-le-Comte, fondée au XIIe siècle, est une ancienne abbatiale cistercienne classée monument historique dès la première liste de 1840. Située à flanc de coteau, elle offre un chevet dégagé surplombant un vallon, avec une façade remaniée au XIIIe siècle mêlant porte romane et fenêtre gothique obstruée. Son plan inclut une nef unique de 53 m, un transept à absidioles, et un chœur éclairé par sept fenêtres, exception pour une abbaye cistercienne.
La nef, construite d’un seul jet après 1136, présente une sobriété marquée : voûte détruite pendant la guerre de Cent Ans, remplacée par un plafond en 1790, puis par une charpente en bois en 1988-1989. Les vitraux abstraits de Coline Fabre (1995-1999) soulignent cette simplicité. Le transept, typique du Poitou, permet l’accès aux bâtiments conventuels, dont subsistent des vestiges comme la salle capitulaire (actuelle sacristie) ou le réfectoire.
Le mobilier date majoritairement du XVIIIe siècle, période de réfection par les Génovéfains. Les stalles rocaille (1720), le buffet de sacristie (1700-1725), et un tabernacle du XVIIe siècle illustrent ce patrimoine. Parmi les éléments remarquables figurent une Vierge à l’Enfant en bois polychrome et une chaire à prêcher ornée des symboles des quatre Évangélistes. L’abbatiale, propriété communale, témoigne de l’influence cistercienne en Nouvelle-Aquitaine.
L’extérieur révèle des contreforts plats épaulant l’abside et les absidioles, tandis qu’une bretèche porte l’écusson de l’abbé François Ardillon. Le cloître, partiellement conservé, organisait la vie monastique autour du logis abbatial et de l’infirmerie. La destruction de la voûte médiévale et les reconstructions successives reflètent les tumultes historiques, des guerres de Religion à la Révolution.
Classée pour son architecture et son mobilier, l’église incarne la transition entre roman et gothique. Son histoire est liée à Geoffroy de Loriol, fondateur parti pour Bordeaux en 1136, et à la communauté cistercienne qui façonna ce lieu de prière et de vie collective. Aujourd’hui, elle reste un témoignage majeur du patrimoine religieux poitevin.