Frise chronologique
1139
Première mention écrite
Première mention écrite
1139 (≈ 1139)
Privilège du pape Innocent II citant une église antérieure.
XIIe siècle
Construction en deux phases
Construction en deux phases
XIIe siècle (≈ 1250)
Transept/chœur d’abord, nef ensuite, initiative monastique.
1358
Destruction partielle
Destruction partielle
1358 (≈ 1358)
Clocher abattu et combles incendiés pendant la Guerre de Cent Ans.
XVe siècle
Reconstruction du clocher
Reconstruction du clocher
XVe siècle (≈ 1550)
Charpente et flèche refaites après les dégâts.
1912
Classement monument historique
Classement monument historique
1912 (≈ 1912)
Protection officielle de l’édifice et de son mobilier.
1976-1977
Restauration moderne
Restauration moderne
1976-1977 (≈ 1977)
Travaux sur le clocher et le transept après vols.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Notre-Dame-de-Fougeray (cad. B 375) : classement par arrêté du 3 septembre 1912
Personnages clés
| Innocent II - Pape |
Cité dans un privilège de 1139 mentionnant l’église. |
| Basquin du Poncet - Chef de bande armée |
Responsable de la destruction du clocher en 1358. |
| Pierre Berthelot - Abbé de Saint-Paul (1434-1476) |
Commanditaire des stalles du XVe siècle. |
| Octave Bobeau - Historien local |
A étudié la chronologie de construction au début du XXe siècle. |
| Frédéric Lesueur - Archéologue |
A proposé une chronologie inverse pour la construction. |
| Julien-Léopold Lobin - Maître verrier (XIXe siècle) |
Auteur des verrières du chœur (1858-1859). |
Origine et histoire
L’église Notre-Dame-de-Fougeray, située à Cormery en Indre-et-Loire, est un édifice religieux du XIIe siècle construit à l’initiative des moines de l’abbaye Saint-Paul. Son emplacement stratégique, en bordure de la vallée de l’Indre et à proximité du cimetière médiéval, permettait aux laïcs d’assister aux offices sans pénétrer dans l’enceinte monastique. La construction s’est déroulée en deux phases : le transept et le chœur d’abord, suivis de la nef, selon une chronologie inverse de celle initialement proposée par Octave Bobeau.
Les fresques du XIIIe siècle, couvrant partiellement les murs de la nef, illustrent des scènes religieuses liées à la mort, en lien avec le cimetière adjacent. L’église a subi des dommages majeurs pendant la Guerre de Cent Ans (1358), lorsque le clocher fut abattu et les combles incendiés par une bande armée. Reconstruit au XVe siècle avec une flèche moins ambitieuse, le clocher et la charpente furent restaurés, tandis que des stalles du XVe siècle, provenant de l’abbatiale Saint-Paul, y furent installées.
Classée monument historique en 1912, l’église conserve des éléments remarquables comme une cuve baptismale du XIIe siècle, des statues énigmatiques du XIe siècle dans le chœur, et des verrières du XIXe siècle signées Julien-Léopold Lobin. Son architecture, mêlant voûtes romanes et coupole à pendentifs inspirée de l’abbaye voisine, reflète les adaptations successives, dont un badigeon du XVIIIe siècle masquant partiellement les fresques, redécouvertes au XXe siècle.