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Église Notre-Dame de Gaillon-sur-Montcient dans les Yvelines

Patrimoine classé
Patrimoine religieux
Eglise
Eglise romane

Église Notre-Dame de Gaillon-sur-Montcient

    Rue du Point du Jour
    78250 Gaillon-sur-Montcient
Propriété de la commune
Église Notre-Dame de Gaillon-sur-Montcient
Église Notre-Dame de Gaillon-sur-Montcient
Église Notre-Dame de Gaillon-sur-Montcient
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Église Notre-Dame de Gaillon-sur-Montcient
Église Notre-Dame de Gaillon-sur-Montcient
Église Notre-Dame de Gaillon-sur-Montcient
Crédit photo : Pierre Poschadel - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
Vers 1145
Construction de l'église primitive
1156
Légende du vœu d'Agnès de Montfort
Début XIIIe siècle
Reconstruction du chœur gothique
Première moitié du XVIe siècle
Voûtes flamboyantes du chœur
27 janvier 1934
Classement Monument Historique
1959
Tournage du film *Maigret et l'Affaire Saint-Fiacre*
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise Notre-Dame : classement par arrêté du 27 janvier 1934

Personnages clés

Agnès de Montfort - Noble dame du XIIe siècle Aurait promis 17 églises dont Gaillon.
Galéran IV de Meulan - Seigneur et croisé Époux d'Agnès, revenu de croisade en 1156.
Pierre Coquelle - Historien local (XXe siècle) Auteur d'une monographie détaillée sur l'église.
Georges Simenon - Écrivain Inspira le film tourné dans l'église (1959).
Jean Gabin - Acteur Joua dans *Maigret et l'Affaire Saint-Fiacre*.

Origine et histoire

L'église Notre-Dame-de-l'Assomption de Gaillon-sur-Montcient, située dans les Yvelines en Île-de-France, est un édifice catholique paroissial dont la construction s'échelonne du XIIe au XVIe siècle. Son histoire débute vers le milieu du XIIe siècle avec l'achèvement de l'église primitive, composée d'une nef unique de deux travées voûtées d'ogives, d'un transept roman, et d'un clocher coiffé d'une flèche de pierre. Ces éléments, notamment les voûtes d'ogives précoces et le portail nord, témoignent d'une architecture romane évoluée, influencée par les premières innovations gothiques. La nef, exceptionnellement voûtée dès sa construction, présente des chapiteaux sculptés de feuilles d'acanthe et des formerets toriques, rares pour l'époque.

Au début du XIIIe siècle, le sanctuaire roman, devenu trop exigu pour une paroisse en expansion, est remplacé par un chœur gothique de deux travées flanqué de collatéraux. Ce chœur, plus large et élevé que les parties romanes, introduit un déséquilibre architectural marqué, avec des arcades inégales et un raccordement provisoire aux croisillons du transept. Les voûtes gothiques, mal contrebutées, s'effondrent ou sont démolies au XIIIe siècle, nécessitant leur reconstruction au XVIe siècle sous forme de voûtes flamboyantes surbaissées. Ces transformations masquent partiellement le second niveau d'élévation du chœur, tout en préservant son chevet à double triplet, une rareté architecturale.

Le clocher, partiellement noyé dans les toitures, conserve des caractéristiques romanes archaïques, comme des contreforts plats et des baies géminées sans colonnettes. Sa flèche octogonale, élancée et ornée d'écailles, contraste avec la sobriété de la base et annonce le style gothique. L'église, classée Monument Historique en 1934, abrite un mobilier remarquable, dont des fonts baptismaux du XIIe siècle classés, une Vierge à l'Enfant du XVIe siècle tenant une étoile symbolique, et une cloche du XVIIIe siècle. Son histoire est aussi marquée par des traces de décors peints dans les combles et son rôle dans le film Maigret et l'Affaire Saint-Fiacre (1959).

L'édifice reflète les évolutions architecturales et liturgiques de son temps, depuis sa fondation liée au vœu d'Agnès de Montfort — selon lequel dix-sept églises auraient été bâties après le retour sain et sauf de son époux Galéran IV de Meulan de croisade en 1156 — jusqu'à son intégration actuelle dans la paroisse de Meulan. Les messes y sont célébrées un dimanche sur cinq, perpétuant sa vocation paroissiale dans un contexte rural vexinois.

À l'extérieur, le chevet tripartite, avec ses contreforts à ressauts et ses triplets superposés, illustre la transition entre roman et gothique. Les croisillons du transept, au plan barlong, et les collatéraux du chœur, voûtés d'ogives dès le XIIIe siècle, complètent cet ensemble hétéroclite. Malgré des restaurations et des modifications, l'église conserve des éléments rares, comme les formerets toriques de la nef ou les chapiteaux à feuilles polylobées, témoignant de la richesse du patrimoine religieux du Vexin français.

Liens externes