Construction de la nef et façade XIIe siècle (≈ 1250)
Style roman avec portails sculptés.
XIVe siècle
Édification du chœur
Édification du chœur XIVe siècle (≈ 1450)
Transition vers le gothique.
1913
Classement du clocher et façade
Classement du clocher et façade 1913 (≈ 1913)
Protection au titre des monuments historiques.
1996
Inscription de l’église (hors parties classées)
Inscription de l’église (hors parties classées) 1996 (≈ 1996)
Extension de la protection patrimoniale.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par décret du 30 mai 1913
Personnages clés
Alexandre de Morell - Propriétaire ou donateur
Armoiries présentes sur la litre.
Marguerite Gousse de La Roche Allart - Propriétaire ou donatrice
Armoiries associées à la litre.
Origine et histoire
L'église Notre-Dame de Genouillé est un édifice catholique situé dans le village de Genouillé, en Charente-Maritime (Nouvelle-Aquitaine). Sa construction s’échelonne entre les XIIe et XIVe siècles, avec une nef et une façade datant du XIIe siècle, tandis que le chœur remonte au XIVe siècle. La façade, surmontée d’un fronton nu, présente deux étages de portiques à arcs romans ogivaux, et un portail orné de voussures sculptées reposant sur des colonnettes à chapiteaux décorés de feuillages et de figures. Les portails latéraux sont remplis d’un opus à fougère, technique décorative typique de l’art roman saintongeais.
À l’intérieur, l’église abrite une litre funéraire portant les armoiries d’Alexandre de Morell (un lion couronné sur fond or) et de Marguerite Gousse de La Roche Allart (neuf losanges d’argent sur fond rouge), disposées sur une croix de Malte et des ancres en sautoir, entourées du cordon de saint Louis. Un escalier à vis, intégré dans l’épaisseur des murs, mène aux voûtes et est protégé en partie haute par une chambre de défense, élément rare dans les églises rurales. Le clocher et la façade ont été classés monuments historiques en 1913, tandis que le reste de l’édifice a été inscrit en 1996.
Le campanile, autrefois à deux étages, surmonte l’arc d’entrée du chœur. Ce détail architectural, combiné aux éléments défensifs comme la chambre protégeant l’escalier, suggère une double vocation religieuse et refuge, courante dans les églises médiévales de cette région frontalière entre Saintonge et Aunis. Les décors héraldiques et la qualité des sculptures indiquent des liens avec des familles nobles locales, bien que leur rôle exact dans la construction ou l’embellissement de l’église ne soit pas précisé dans les sources.
L’édifice illustre ainsi les transitions stylistiques entre roman et gothique, tout en témoignant des préoccupations défensives et symboliques des communautés rurales au Moyen Âge. Son classement partiel dès 1913 souligne son importance patrimoniale, renforcée par son inscription globale en 1996, préservant un exemple remarquable du patrimoine religieux charentais-maritime.