Frise chronologique
1216
Attribution du patronage
Attribution du patronage
1216 (≈ 1216)
Évêque Arnaud de Rovinha donne l'église à la collégiale du Mas-d'Agenais.
XIIIe ou XIVe siècle
Reconstruction gothique
Reconstruction gothique
XIIIe ou XIVe siècle (≈ 1450)
Nef et façade occidentale refaites.
1633-1635
Effondrement et relèvement
Effondrement et relèvement
1633-1635 (≈ 1634)
Voûtes reconstruites après un effondrement.
XVIe siècle
Dégâts des guerres de Religion
Dégâts des guerres de Religion
XVIe siècle (≈ 1650)
Église partiellement ruinée par les protestants.
1881-1882
Restauration de la nef
Restauration de la nef
1881-1882 (≈ 1882)
Travaux menés par l'architecte Dupont.
30 décembre 1925
Classement monument historique
Classement monument historique
30 décembre 1925 (≈ 1925)
Inscription officielle au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Notre-Dame : inscription par arrêté du 30 décembre 1925
Personnages clés
| Arnaud de Rovinha - Évêque d'Agen |
Attribue le patronage de l'église en 1216. |
| Giovanni Masutti - Peintre italien |
Décore les chapelles en 1940. |
| Jean-Jules Mondet - Architecte bordelais |
Propose un projet de restauration en 1878. |
| Dupont - Architecte départemental |
Reconstruit la nef entre 1881 et 1882. |
Origine et histoire
L'église Notre-Dame de Gontaud-de-Nogaret, située dans le Lot-et-Garonne, trouve ses origines au XIIe siècle, lorsque les moines bénédictins du Mas-d'Agenais édifièrent un prieuré et une église de style roman. Ce premier édifice, dont subsistent aujourd’hui le transept et trois absides, fut bâti selon un plan similaire à celui de l’église Saint-Vincent. En 1216, l’évêque d’Agen Arnaud de Rovinha attribua le patronage de l’église à la collégiale du Mas-d’Agenais, mettant fin à un conflit avec l’abbaye de la Grande-Sauve concernant les dîmes de Saint-Pierre de Nogaret.
Au XIIIe ou XIVe siècle, la nef et la façade occidentale furent reconstruites dans un style gothique, marquant une évolution architecturale. Les guerres de Religion frappèrent durement l’édifice : Gontaud fut prise par les protestants, et l’église, partiellement ruinée, perdit ses voûtes et une partie de sa façade. En 1633, un effondrement partiel nécessita des travaux de relèvement en 1635, incluant la reconstruction des voûtes. L’église devint alors le principal lieu de culte paroissial après la destruction de l’église Saint-Pierre.
Les modifications se poursuivirent avec l’ajout d’une sacristie en 1666 et la construction de voûtes d’arête en 1760. La tour nord fut démolie en 1776, tandis que le cimetière fut déplacé en 1774. Au XIXe siècle, des projets de restauration furent menés, notamment par l’architecte Jean-Jules Mondet en 1878, puis par l’architecte départemental Dupont, qui reconstruit la nef entre 1881 et 1882. En 1940, les chapelles reçurent un décor peint de Giovanni Masutti, artiste italien ayant travaillé dans d’autres églises du département.
Classée monument historique en 1925, l’église Notre-Dame incarne un patrimoine riche, marqué par des influences romanes et gothiques, ainsi que par les vicissitudes de l’histoire locale, des conflits religieux aux restaurations modernes.