Frise chronologique
1561
Pillage protestant
Pillage protestant
1561 (≈ 1561)
Perte des ornements pendant les guerres
fin XVe siècle
Construction initiale
Construction initiale
fin XVe siècle (≈ 1595)
Chapelle devenue église, financée par les pèlerins
1595
Église paroissiale
Église paroissiale
1595 (≈ 1595)
Consécration par Nicolas de Villars en 1598
début XVIe siècle
Portail nord sculpté
Portail nord sculpté
début XVIe siècle (≈ 1604)
Influence des évêques della Rovere
17 mai 1921
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
17 mai 1921 (≈ 1921)
Protection de l'édifice et de son histoire
1993–1994
Restaurations modernes
Restaurations modernes
1993–1994 (≈ 1994)
Canalisation de la source et inscription du presbytère
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. D2 554) : classement par arrêté du 17 mai 1921 ; Parties de l'ancien presbytère de l'église non concernées par l'arrêté de classement (la partie Nord du presbytère étant intégrée dans l'église contiguë) (cad. D 991) : inscription par arrêté du 15 septembre 1994
Personnages clés
| Anne de Beaujeu - Pèlerine légendaire |
Légende liée à la fontaine miraculeuse |
| Alain d'Albret - Donateur noble |
Financement partiel de la construction |
| Nicolas de Villars - Évêque d'Agen (1595–1598) |
Consacre l'autel et élève au rang paroissial |
| Georges Tholin - Historien local (XIXe s.) |
Date la construction de la fin XVe |
Origine et histoire
L'église Notre-Dame de Hautefage-la-Tour trouve son origine dans une chapelle médiévale construite au-dessus d'une fontaine miraculeuse, réputée pour guérir la stérilité. Selon la tradition, Anne de Beaujeu y aurait conçu une fille après sa visite, attirant des dons de pèlerins, dont Alain d'Albret (arrière-grand-père d'Henri IV), financant la construction de l'église. L'édifice actuel, daté de la fin du XVe siècle par l'historien Georges Tholin, intègre des éléments gothiques comme des voûtes sur croisées d'ogives et un portail nord sculpté, probablement ajouté au XVIe siècle sous l'influence des évêques della Rovere, bâtisseurs de la tour voisine.
Pendant les guerres de Religion, l'église, alors chapelle fortifiée, fut pillée en 1561 par les protestants, perdant ses ornements. En 1595, l'évêque Nicolas de Villars en fit une église paroissiale et consacra le maître-autel en 1598. Le chœur, surélevé pour abriter la source miraculeuse sous son autel, fut décrit en 1632 avec une chapelle latérale dédiée à saint Louis (ou saint Éloi en 1668). Le presbytère, accolé au flanc sud, date des XVIIe et XVIIIe siècles, avec des ouvertures extérieures caractéristiques de cette période.
L'architecture combine une nef à deux travées voûtées d'ogives, un chevet à pans coupés, et une charpente primitive conservée. Le portail nord, aux armoiries mutilées, et la tour épiscopale voisine (della Rovere) témoignent des liens avec le pouvoir religieux local. Classée Monument Historique en 1921, l'église a subi des restaurations aux XIXe et XXe siècles, notamment après des glissements de terrain (contrefort ouest en 1871, canalisation de la source en 1993). Le presbytère, inscrit en 1994, complète cet ensemble patrimonial.
La fontaine miraculeuse, cœur de la dévotion initiale, coule toujours sous l'autel, ses eaux s'écoulant par un canal sous l'édifice. Les fonts baptismaux, transférés de l'église Saint-Pierre de Sarrède pendant les guerres de Religion, rappellent les bouleversements religieux de l'époque. Les visites pastorales des XVIIe et XVIIIe siècles (évêques Claude Joly, Nicolas de Villars) documentent son évolution, tandis que les travaux modernes visent à préserver ce lieu chargé d'histoire et de légendes.