Frise chronologique
XIIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIIe siècle (≈ 1350)
Édifice fortifié avec clocher-donjon et mâchicoulis.
XVe–XVIe siècle
Ajout des voûtes en étoile
Ajout des voûtes en étoile
XVe–XVIe siècle (≈ 1650)
Modernisation de la nef et ouvertures élargies.
30 décembre 1925
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
30 décembre 1925 (≈ 1925)
Reconnaissance patrimoniale officielle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : inscription par arrêté du 30 décembre 1925
Personnages clés
| Georges Tholin - Descripteur architectural |
A documenté les détails défensifs et stylistiques. |
Origine et histoire
L'église Notre-Dame de Houeillès est une église catholique située dans la commune du même nom, en Lot-et-Garonne (Nouvelle-Aquitaine). Construite au XIIIe siècle, elle fut conçue comme un édifice défensif pour protéger les villageois en période de conflit. Son clocher, carré à la base et octogonal au sommet, évoque un donjon médiéval, tandis qu’une tourelle à pans coupés abrite l’escalier. La porte occidentale, cintrée et surmontée de trois mâchicoulis, rappelle son rôle militaire. Les dégâts subis pendant la guerre de Cent Ans témoignent de son importance stratégique.
Au XVIe siècle, l’église fut voûtée en étoile, modernisant sa nef divisée en quatre travées carrées. Ses fenêtres étroites, comparables à des archères, et les trois baies du chevet couronnées d’une rosace reflètent une dualité entre fonction religieuse et défensive. Le chevet plat, les fenêtres hautes à l’embrasure étroite, et les modifications architecturales des XVe–XVIe siècles (comme l’ajout de baies plus larges) illustrent son évolution. L’édifice fut inscrit aux monuments historiques le 30 décembre 1925, reconnaissant sa valeur patrimoniale.
L’architecture de l’église mêle ainsi éléments religieux et militaires, typiques des églises fortifiées du Sud-Ouest. La description de Georges Tholin souligne des détails défensifs, comme les mâchicoulis ou les fenêtres en forme d’archères, tandis que les voûtes en étoile et la rosace du chevet révèlent une embellie artistique à la Renaissance. Propriété de la commune, elle reste un témoignage des adaptations architecturales liées aux conflits médiévaux et à la reconstruction postérieure.