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Église Notre-Dame de Jallais en Maine-et-Loire

Église Notre-Dame de Jallais

    10 Place du Chanoine Godard
    49510 Beaupréau-en-Mauges

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
début XIVe siècle
Construction de la première église
1568 et 1574
Incendies par les protestants
février et novembre 1793
Profanation et saccage
1819
Reconstruction du clocher
29 septembre 1861 – 1865
Construction de l’église actuelle
1886
Achèvement du clocher actuel
15 avril 1925
Consécration de l’église
1961
Démolition de l’ancienne église
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Général Desmarres - Militaire Saccage l’église en 1793 pendant la guerre de Vendée.
François Fialeix - Artisan verrier Auteur des vitraux de l’église actuelle.
Henri Bouriché - Artiste Signe le chemin de croix de l’église.

Origine et histoire

L’église Notre-Dame de Jallais trouve ses origines au début du XIVe siècle, avec une première construction située sur l’actuelle place de la mairie. Cet édifice médiéval, probablement bâti sur les fondations d’une église encore plus ancienne, subit deux incendies dévastateurs en 1568 et 1574, attribués aux protestants pendant les guerres de Religion. Les dégâts s’aggravent lors de la guerre de Vendée : en 1793, les gardes nationaux profanent l’église, puis la colonne du général Desmarres saccage le bourg et le bâtiment. Malgré une reconstruction partielle du clocher en 1819 par les paroissiens, l’édifice, jugé exigu, est finalement abandonné.

La construction de l’église actuelle débute le 29 septembre 1861 pour s’achever en 1865, avec une capacité d’accueil dépassant mille fidèles. Le clocher, terminé en 1886, couronne un édifice consacré solennellement le 15 avril 1925. L’ancienne église, désaffectée en 1866, est transformée en mairie après avoir été tronquée de son clocher et de ses bas-côtés. Un plancher divise alors sa nef en deux niveaux. Malgré des travaux de consolidation, elle est démolie en 1961, considérée comme sans valeur architecturale après l’inauguration d’un nouvel hôtel de ville.

L’église actuelle abrite des éléments patrimoniaux remarquables, dont une toile du XVIIIe siècle intitulée Le Triomphe de la Religion, inspirée de Rubens. Ses vitraux, œuvre de François Fialeix, et son chemin de croix signé Henri Bouriché témoignent de son riche décor intérieur. Ces œuvres, associées à une histoire mouvementée, en font un symbole de la résilience religieuse et communautaire en Anjou.

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