Frise chronologique
1165
Don à l'abbaye du Vœu
Don à l'abbaye du Vœu
1165 (≈ 1165)
Par Richard de La Haye et Guillaume de Carbonnel
fin XIIe siècle
Construction de l'église
Construction de l'église
fin XIIe siècle (≈ 1295)
Édifice roman à chevet plat
1636
Chapelle des Lucas
Chapelle des Lucas
1636 (≈ 1636)
Blason familial sculpté
XVIe siècle
Ajout du clocher
Ajout du clocher
XVIe siècle (≈ 1650)
Tour coiffée en bâtière
26 juin 1972
Classement MH
Classement MH
26 juin 1972 (≈ 1972)
Protection intégrale de l'édifice
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. A 296) : classement par arrêté du 26 juin 1972
Personnages clés
| Richard de La Haye - Seigneur local |
Donateur en 1165 avec Guillaume de Carbonnel |
| Guillaume de Carbonnel - Seigneur associé |
Co-donateur de l'église en 1165 |
| Jean Lucas - Écuyer et sieur |
Financeur de la chapelle (1636-1637) |
| Jean-François Millet - Peintre réaliste |
A évoqué son caractère intemporel |
Origine et histoire
L'église Notre-Dame de Jobourg est un édifice catholique de la fin du XIIe siècle, situé dans l'ancienne commune de Jobourg, aujourd'hui intégrée à La Hague (Manche, Normandie). Classée monument historique depuis 1972, elle se distingue par son architecture romane, avec une nef lambrissée et un chœur à voûtes d'ogives. Son clocher en bâtière, ajouté au XVIe siècle, s'élève au-dessus d'une travée carrée, typique de l'école de Lessay.
Selon une légende locale, l'église aurait été construite sur un ancien temple dédié à Jupiter. En 1165, Richard de La Haye et Guillaume de Carbonnel la cèdent à l’abbaye Notre-Dame du Vœu de Cherbourg. L'édifice conserve des traces de dons postérieurs, comme celui de Jean Lucas, écuyer et sieur de La Haye, en 1637, dont le blason orne la clef de voûte d'une chapelle latérale construite vers 1636.
Le mobilier inclut des objets classés, tels qu'un calice et sa patène, ainsi qu'un bénitier et un cadran solaire du XVIIIe siècle. L'église, aujourd'hui rattachée à la paroisse Bienheureux Thomas Hélye de la Hague, illustre le patrimoine religieux médiéval normand, marqué par des transformations ultérieures comme son clocher Renaissance.
Son classement en 1972 souligne sa valeur patrimoniale, tant pour son architecture que pour son histoire liée aux familles nobles locales, comme les Lucas de La Haye. L'artiste Jean-François Millet l'a décrite comme un monument où « le temps s'est assis dessus », évoquant son caractère intemporel et son ancrage dans le paysage de la Hague.