Origine et histoire de l'Église Notre-Dame de l'Aquilon
L’église Notre-Dame-d'Aquilon de Guillestre est un édifice religieux catholique situé dans les Hautes-Alpes, sur la commune de Guillestre. Bien que sa construction initiale remonte au début du XVIe siècle (1507-1532), les périodes de construction mentionnées pour la chapelle actuelle sont le 4e quart du XVIIIe siècle et le 2e quart du XIXe siècle. Elle a été classée au titre des monuments historiques en 1911, mais a subi des dommages structurels, comme l’effondrement partiel de son plafond en 2013, entraînant une fermeture temporaire pour raisons de sécurité.
La chapelle actuelle, dédiée à Notre-Dame-des-Neiges et Saint-Ours, a été construite en 1783 par deux habitants de Guillestre : Jacques Court, marchand, et Louis Bérard, maçon. Située à mi-chemin entre leurs habitations, elle a été édifiée sur un terrain appartenant à Bérard, qui a également fourni la porte en bois et l’autel en pierre. Court, de son côté, a financé les éléments liturgiques, dont un tableau représentant Notre-Dame des Neiges et le Christ, ainsi que des objets de culte comme les chandeliers et les chasubles.
En 1817, à la demande du curé de Guillestre, la chapelle a été intégrée au pèlerinage de Saint-Ours, devenant une étape sur le chemin de Meyronnes. Les peintures murales, probablement achevées en 1826, portent cette date. Abandonnée en 1846 avec le manoir du Serre, elle a été restaurée en 1872 par la famille Court lors de leur retour sur le domaine. Inscrite à l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1986, elle a bénéficié de restaurations ultérieures.
Aujourd’hui, la chapelle, de petite taille (4 x 5 m), domine la ville de Guillestre depuis un promontoire rocheux. Son architecture simple, avec une nef éclairée par une fenêtre et un oculus, reflète son usage initial comme lieu de culte privé. Malgré son intégration dans un tissu urbain pavillonnaire, elle reste visible de loin et conserve son caractère historique et religieux.
L’édifice porte des traces de son histoire mouvementée, notamment avec l’effondrement de 2013, qui a rappelé la nécessité de préserver ce patrimoine fragile. Après des travaux de sécurisation, elle a été rouverte au public, continuant de témoigner de la dévotion locale et de l’histoire architecturale des Hautes-Alpes.
Les sources disponibles, notamment Monumentum et Wikipedia, soulignent son importance patrimoniale, tout en notant les défis liés à sa conservation. La chapelle reste un exemple de collaboration entre commanditaires privés et de l’évolution des pratiques religieuses dans la région au fil des siècles.