Frise chronologique
XIIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIIe siècle (≈ 1350)
Édifiée par les prémontrés sur le chemin de Compostelle.
1611–1636
Réaménagement majeur
Réaménagement majeur
1611–1636 (≈ 1624)
Reconstruction partielle et ajout de la tour-porche.
1649
Ajout des galeries intérieures
Ajout des galeries intérieures
1649 (≈ 1649)
Étages réservés aux hommes jusqu'aux années 1970.
1794
Saccage révolutionnaire
Saccage révolutionnaire
1794 (≈ 1794)
Transformée en magasin à fourrages après une rafle.
1801
Rétrocession au culte
Rétrocession au culte
1801 (≈ 1801)
Suite au concordat napoléonien.
1823
Construction du clocher octogonal
Construction du clocher octogonal
1823 (≈ 1823)
Ajout de la flèche en ardoise.
27 décembre 1996
Classement monument historique
Classement monument historique
27 décembre 1996 (≈ 1996)
Protection officielle de l'édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. E 328) : classement par arrêté du 27 décembre 1996
Personnages clés
| Prémontrés - Ordre religieux fondateur |
Constructeurs de l'église au XIIIe siècle. |
Origine et histoire
L'église Notre-Dame-de-l'Assomption d'Ainhoa, située dans le Pays basque français, a été construite au XIIIe siècle par les prémontrés. Ces derniers ont structuré la région en paroisses en profitant du chemin de Compostelle, axe stratégique et commercial. Ainhoa, connue pour sa production d'armes et ses mines, devient alors un lieu de peuplement important. L'édifice, de style roman avec une nef unique et un chevet en cul-de-four, servait aussi de refuge en cas de guerre grâce à son aspect massif et ses meurtrières.
Au XVIe siècle et au début du XVIIe siècle (entre 1611 et 1636), l'église est réaménagée lors de la reconstruction de l'abbaye des prémontrés. Une tour-porche carrée à quatre étages est ajoutée, surmontée plus tard (1823) d'un clocher octogonal en ardoise. Pendant la Révolution, en 1794, l'église est transformée en magasin à fourrages après la rafle de la population locale. Elle est rendue au culte après le concordat de 1801, mais son intérieur, saccagé, conserve des traces de cette période troublée.
L'intérieur se distingue par ses deux étages de galeries (1649, autrefois réservées aux hommes) et son retable baroque en bois doré, orné de statues et de peintures rouges et bleues. Le plafond, couvert de caissons en bois, et les vitraux de la fin du XIXe siècle ajoutent à son caractère remarquable. Classée monument historique en 1996, elle illustre l'architecture religieuse basque, mêlant fonctions spirituelle, défensive et communautaire.
L'église dépend aujourd'hui de la paroisse Saint-Michel-Garicoïts du Labourd, dans le diocèse de Bayonne. Elle reste un symbole de l'identité locale, liée à l'histoire des pèlerins, des artisans et des conflits qui ont marqué le Pays basque. Son classement protège un patrimoine à la fois religieux, historique et architectural, témoin des évolutions sociales et politiques de la région.