Frise chronologique
1050
Première mention écrite
Première mention écrite
1050 (≈ 1050)
Charte évoquant *Ecclesia Sancta Maria de Ammoniaco*.
Fin XIe siècle
Construction du chevet et clocher
Construction du chevet et clocher
Fin XIe siècle (≈ 1195)
Première phase architecturale romane.
1247
Rattachement au chapitre Saint-Vincent
Rattachement au chapitre Saint-Vincent
1247 (≈ 1247)
Union mentionnée dans le cartulaire.
Fin XIIe siècle
Construction de la nef
Construction de la nef
Fin XIIe siècle (≈ 1295)
Seconde phase des travaux.
1675
Refonte de la voûte
Refonte de la voûte
1675 (≈ 1675)
Travaux majeurs sur la structure.
22 octobre 1913
Classement monument historique
Classement monument historique
22 octobre 1913 (≈ 1913)
Protection officielle par arrêté ministériel.
1973
Classement des peintures murales
Classement des peintures murales
1973 (≈ 1973)
Fresques du XVIe siècle protégées.
1987
Restauration des fresques
Restauration des fresques
1987 (≈ 1987)
Intervention de J. Bourgoin sur les peintures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église : classement par arrêté du 22 octobre 1913
Personnages clés
| Académie de Mâcon - Institution savante locale |
A signalé l'église pour classement en 1912. |
| J. Bourgoin - Restaurateur d'art |
A restauré les peintures en 1987. |
Origine et histoire
L'église Notre-Dame-de-l'Assomption d'Ameugny, située dans le département de Saône-et-Loire en Bourgogne-Franche-Comté, est un édifice roman construit en deux phases majeures : le chevet et le clocher à la fin du XIe siècle, suivis de la nef à la fin du XIIe siècle. Son existence est attestée dès 1050 sous le nom Ecclesia Sancta Maria de Ammoniaco, puis mentionnée en 1247 comme rattachée au chapitre Saint-Vincent de Mâcon. L'architecture se distingue par un chevet semi-circulaire sobre et un clocher roman aux trois registres contrastés, orné de bandes lombardes et de baies cintrées.
Classée monument historique par arrêté du 22 octobre 1913, l'église doit cette protection à l'intervention de l'Académie de Mâcon, qui l'avait signalée en 1912 parmi les 12 édifices les plus anciens et remarquables de l'arrondissement. L'intérieur conserve des éléments notables comme six dalles funéraires (XVIIe–XIXe siècles), une peinture murale du XVIe siècle représentant deux évêques, et des traces de litre funéraire. La voûte, refaite en 1675, et des restaurations aux XIXe et XXe siècles témoignent de son entretien continu.
Aujourd'hui, l'église reste un lieu de culte catholique actif, intégré à la paroisse Saint-Augustin en Nord-Clunisois. Son portail occidental encadré de colonnes, ses peintures murales classées en 1973, et son rôle historique dans le diocèse d'Autun en font un patrimoine religieux et architectural majeur de la région. Les travaux de restauration, comme ceux menés en 1987 par J. Bourgoin sur les fresques, soulignent l'attention portée à sa préservation.