Frise chronologique
XIVe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIVe siècle (≈ 1450)
Première édification de l'église, vestiges conservés.
1626
Reconstruction élargie
Reconstruction élargie
1626 (≈ 1626)
Destruction et reconstruction après extension urbaine.
1904
Installation de la cloche principale
Installation de la cloche principale
1904 (≈ 1904)
Cloche de 1 300 kg ajoutée au clocher.
1966
Restauration de l'église
Restauration de l'église
1966 (≈ 1966)
Travaux de conservation et réhabilitation.
1987
Construction de l'orgue
Construction de l'orgue
1987 (≈ 1987)
Orgue de 20 jeux installé par Pesce.
1er février 1988
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
1er février 1988 (≈ 1988)
Protection officielle de l'édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. B 704) : inscription par arrêté du 1er février 1988
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Le texte source ne mentionne aucun acteur historique spécifique. |
Origine et histoire
L'église Notre-Dame-de-l'Assomption d'Ascain, située dans les Pyrénées-Atlantiques, est dédiée à l'Assomption de la Vierge Marie. Elle dépend du diocèse de Bayonne et a été construite au XIVe siècle, puis détruite et reconstruite en 1626, après une extension de la ville. L'édifice actuel, élargi et rehaussé, a été restauré en 1966 et inscrit aux monuments historiques en 1988. Sa pierre, un grès blanc, provient de la montagne de La Rhune, qui domine Ascain.
Le clocher-porche, de plan carré et culminant à 22 mètres, est renforcé par des pilastres formant contreforts. Il abrite un mécanisme d'horloge et quatre cloches, dont la plus grosse, datant de 1904, pèse 1 300 kg. Le rez-de-chaussée du porche, accessible par trois arcs en plein-cintre, servait autrefois aux assemblées municipales (biltzar) de l'Ancien Régime. Un escalier extérieur latéral dessert les galeries intérieures.
La nef, longue de 40 mètres et large de 11,4 mètres, ne possède pas de transept mais une travée voûtée de liernes et de tiercerons. Des tribunes latérales en bois, disposées sur trois niveaux, étaient autrefois réservées aux fidèles masculins. Le chœur, surélevé, abrite un retable baroque remarquable, orné de statues de la Vierge, de saint Joseph, de saint Jean l'Évangéliste, de saint Pierre et de saint Paul. Une porte étroite, dite des « cagots », est visible sur le côté gauche.
L'église conserve également un ex-voto en forme de trois-mâts, rappelant le passé maritime du village, jadis connu pour ses chantiers navals. Un orgue de 20 jeux, construit en 1987 par la maison Pesce, complète l'ensemble. Le mur nord de l'édifice conserve des vestiges du XIVe siècle, témoignant de son histoire ancienne.
L'église, propriété de la commune, est un exemple d'architecture religieuse mêlant des éléments médiévaux et classiques, reflétant l'évolution historique et culturelle de la région.